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Chapitre 3
Rebâtir en mieux : Un plan pour vaincre la récession liée à la COVID-19

3.1 La menace de la COVID-19 pour le potentiel économique à long terme du Canada

Les chocs économiques importants, comme celui de la pandémie de la COVID-19, ne perturbent non seulement les revenus et l’activité économique actuels, mais risquent aussi d’avoir des répercussions à long terme sur les perspectives économiques futures et le bien-être des Canadiens.

3.1.1 Répercussions sur les marchés du travail

La COVID-19 pourrait nuire à long terme aux perspectives d’emploi des Canadiens. Les travailleurs qui sont au chômage depuis un certain temps peuvent éprouver encore plus de difficultés à obtenir un nouvel emploi, ce qui fait en sorte qu’ils cessent éventuellement de chercher activement du travail (graphique 3.2). Les secteurs les plus touchés sont, entre autres, l’hôtellerie et les loisirs, qui emploient de nombreux jeunes, des immigrants et des travailleurs occupant des emplois à faible revenu. La COVID-19 et l’incertitude continue concernant la disponibilité des garderies pourraient également accroître la pression sur les mères qui travaillent de rester à la maison. Cela nuirait en partie des décennies de gains économiques.

Égalité des genres et diversité au Canada

Cadre des résultats relatifs aux sexes

  • Participation à l’économie et la prospérité

L’augmentation de la participation des femmes à la population active au cours des 40 dernières années a représenté environ un tiers de l’augmentation du produit intérieur brut (PIB) réel par habitant du Canada, ce qui représente plus de 9 000 $ par personne.

Graphique 3.1
L’incidence de la participation des femmes au marché du travail sur le PIB réel par habitant, de 1976 à 2019
Graphique 3.1: L’incidence de la participation des femmes au marché du travail sur le PIB réel par habitant, de 1976 à 2019

Sources : Statistique Canada; calculs du ministère des Finances Canada par habitant, seule la croissance de la productivité est touchée

Version textuelle
L’incidence de la participation des femmes au marché du travail sur le PIB réel par habitant, de 1976 à 2019
  PIB réél par habitant (2019 dollars) PIB réel par habitant réel, comportant une inclusion accrue des femmes dans le marché du travail (2019 dollars) PIB réel par habitant (2019 dollars)
1976 34 802 34 802 34 802
1977 35 580 35 383 34 802
1978 36 525 35 917 34 802
1979 37 508 36 323 34 802
1980 37 825 36 197 34 802
1981 38 660 36 577 34 802
1982 36 985 35 181 34 802
1983 37 574 35 606 34 802
1984 39 420 37 090 34 802
1985 40 912 38 072 34 802
1986 41 376 38 146 34 802
1987 42 497 38 925 34 802
1988 43 800 39 729 34 802
1989 44 018 39 715 34 802
1990 43 430 39 082 34 802
1991 41 999 37 922 34 802
1992 41 879 38 004 34 802
1993 42 523 38 683 34 802
1994 43 950 39 876 34 802
1995 44 670 40 378 34 802
1996 44 921 40 604 34 802
1997 46 380 41 769 34 802
1998 47 789 42 669 34 802
1999 49 850 44 186 34 802
2000 51 945 45 722 34 802
2001 52 303 45 888 34 802
2002 53 299 46 446 34 802
2003 53 772 46 545 34 802
2004 54 917 47 414 34 802
2005 56 144 48 389 34 802
2006 57 044 48 937 34 802
2007 57 663 49 125 34 802
2008 57 615 49 029 34 802
2009 55 294 47 101 34 802
2010 56 372 48 086 34 802
2011 57 580 49 105 34 802
2012 57 961 49 363 34 802
2013 58 688 49 877 34 802
2014 59 768 50 936 34 802
2015 59 715 50 907 34 802
2016 59 633 50 750 34 802
2017 60 791 51 621 34 802
2018 61 145 51 913 34 802
2019 61 284 51 950 34 802

Pour les Canadiens racisés, un taux de chômage plus élevé associé à des taux d’infection plus élevés auront des répercussions à long terme sur leur capacité à se rétablir et à réintégrer le marché du travail.

Afin de rebâtir en mieux et d’orienter la trajectoire en tant que pays pour les années à venir, tous les Canadiens doivent être en mesure de contribuer à leur plein potentiel pour faire croître l’économie.

De plus, l’immigration au Canada, soit la source la plus importante de la population du Canada et de la croissance de la population active, a été gravement perturbée par les restrictions de voyage et les retards dans la présentation de demandes en raison de la COVID-19. En 2019, le Canada a admis 341 175 résidents permanents. Au cours des neuf premiers mois de 2020, seulement 143 470 résidents permanents sont arrivés au pays (graphique 3.3). Les nouveaux permis d’immigration temporaire (par exemple les permis de travail et les permis d’études) accordés jusqu’en août ont chuté de 35 % par rapport à la même période en 2019. Une immigration moins élevée à elle seule pourrait réduire la croissance démographique du Canada à environ 1 % cette année, par rapport à une croissance de 1,4 % en 2018 et en 2019, ce qui réduit l’offre de main-d’œuvre et la croissance économique.

Graphique 3.2
Taux de chômage
Graphique 3.2: Taux de chômage

Nota – Le temps zéro est le creux mensuel avant le ralentissement pour chaque récession (par exemple, février 2020 pour la récession en cours). Le sondage sur le profil d’emploi de septembre 2020 a été adapté afin de tenir compte des publications récentes de l’Enquête sur la population active.

Source : Statistique Canada; Enquêtes de septembre 2020 du ministère des Finances Canada auprès d’économistes du secteur privé; calculs du ministère des Finances Canada

Version textuelle
Taux de chômage
Mois depuis le début de la récession Récession actuelle (%) Récession de 1981-1982 (%) Récession de 1990-1991 (%) Récession de 2008-2009 (%) Niveau avant la pandémie (février 2020) (%) Mois depuis le début de la récession
0 5,6 7,1 7,3 6,1 5,6 0
1 7,8 8,1 7,6 6,2 5,6 1
2 13,0 8,3 7,8 6,6 5,6 2
3 13,7 8,3 7,6 6,9 5,6 3
4 12,3 8,7 7,9 7,4 5,6 4
5 10,9 8,6 8,1 8,0 5,6 5
6 10,2 8,9 8,5 8,1 5,6 6
7 9,0 9,3 8,8 8,3 5,6 7
8 8,9 9,8 9,1 8,6 5,6 8
9 8,6 10,3 9,5 8,7 5,6 9
10 8,4 11,1 9,8 8,7 5,6 10
11 8,3 11,9 10,2 8,7 5,6 11
12 8,2 12,0 10,5 8,4 5,6 12
13 8,0 12,4 10,3 8,4 5,6 13
14 7,9 12,9 10,2 8,5 5,6 14
15 7,8 12,9 10,5 8,5 5,6 15
16 7,6 13,1 10,5 8,3 5,6 16
17 7,5 12,7 10,5 8,2 5,6 17
18 7,4 12,7 10,3 8,2 5,6 18
19 7,3 12,5 10,3 8,1 5,6 19
20 7,1 12,4 10,4 8,0 5,6 20
21 7,1 12,4 10,3 7,9 5,6 21
22 7,0 12,4 10,4 8,1 5,6 22
23 6,9 11,9 10,5 8,1 5,6 23
24 6,7 11,7 10,9 8,1 5,6 24
25 6,6 11,4 10,7 7,8 5,6 25
26 6,6 11,3 10,9 7,6 5,6 26
27 6,5 11,3 11,4 7,6 5,6 27
28 6,5 11,3 11,3 7,7 5,6 28
29 6,5 11,3 11,7 7,7 5,6 29
30 6,4 11,3 11,6 7,7 5,6 30
31 6,3 11,3 11,4 7,6 5,6 31
32 6,3 11,5 12,1 7,5 5,6 32
33 6,3 11,7 11,7 7,5 5,6 33
34 6,2 11,3 11,2 7,3 5,6 34
Graphique 3.3
Admission de résidents permanents au Canada
Graphique 3.3: Admission de résidents permanents au Canada

Nota – Le dernier point de données est septembre 2020.

Source : Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada

Version textuelle
Admission de résidents permanents au Canada (personnes) 
  janv. févr. mars avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc.
2019 18 645 20 250 27 060 26 900 33 015 34 360 36 615 31 585 35 515 31 235 25 080 20 915
2020 24 700 25 895 18 565 4 125 10 955 19 175 13 700 11 330 15 025      

3.1.2 Répercussions sur l’investissement des entreprises

En raison des restrictions sur les activités économiques et d’une baisse de la demande de biens et services, certaines entreprises ont une capacité plus grande que nécessaire. Cette réalité est particulièrement reflètée dans certains secteurs de l’économie où la distanciation physique est difficile et où une réouverture complète est peu probable tant qu’un vaccin n’est pas disponible à grande échelle (par exemple, les industries d’hébergement et de restauration, ainsi que des arts, de divertissements et de loisirs). Une plus grande incertitude quant aux perspectives économiques à court et à moyen terme à mesure que le taux d’infection augmente aggrave également les répercussions négatives sur la demande réduite. Ceci incite certaines entreprises à retarder ou à annuler les investissements prévus. Les intentions d’investissement des entreprises ont également diminué de façon considérable (graphique 3.4). Une période prolongée d’investissement moins élevé des entreprises pourrait se faire sentir sur les prospectives de croissance à long terme du Canada.

Graphique 3.4
Intentions d’investissement en capital des entreprises canadiennes
Graphique 3.4: Intentions d’investissement en capital des entreprises canadiennes

Nota – Dépenses en immobilisations pour les biens meubles corporels non résidentiels détenus à titre privé.

Source : Statistique Canada

Version textuelle
Intentions d’investissement en capital des entreprises canadiennes
  Attentes actuelles  Enquête avant la COVID-19
2006 151  
2007 156  
2008 160  
2009 126  
2010 143  
2011 162  
2012 175  
2013 183  
2014 199  
2015 173  
2016 154  
2017 156  
2018 172  
2019 176 176
2020 147 178

3.1.3 Répercussions inégales sur la productivité

Des investissements des entreprises moins élevés et une utilisation moins intensive de certaines immobilisations découlant des contraintes imposées sur la capacité pourraient également ralentir les progrès technologiques et avoir des conséquences négatives sur la croissance de la productivité. Dans certains cas, des modifications aux processus opérationnels ont été nécessaires pour atténuer la menace de la COVID-19. Par exemple, de nombreuses entreprises axées sur les consommateurs ont investi dans la création d’environnements sains et sécuritaires pour leurs travailleurs et leurs clients en installant des écrans en plastique et en augmentant la régularité du nettoyage afin d’atténuer le risque de transmission virale. Certaines de ces innovations tiennent compte d’un nouveau coût d’exploitation, ce qui réduit la productivité à court terme. De plus, si les travailleurs demeurent au chômage ou sous-employés pendant une période prolongée, cela pourrait éroder leurs connaissances et leurs compétences propres à l’emploi. Ceci pourrait nuire davantage à la croissance de la productivité du Canada, un élément clé qui appuie nos conditions de vie particulièrement avec notre société vieillissante. À mesure que la relance s’amorce, il pourrait y avoir un différent type de demande dans certains secteurs par rapport à la période antérieure à la pandémie. Toutes les économies devront composer avec ces effets transitoires, tout en minimisant les difficultés et les coûts que les entreprises et les travailleurs devront assumer pour s’adapter.

3.1.4 La pandémie bouleverse le mélange énergétique mondial

Le secteur canadien de l’énergie est également touché par la pandémie et les changements mondiaux. Les exportations de pétrole brut demeurent bien en deçà des niveaux antérieurs à la COVID-19, car la faiblesse de la demande mondiale, en particulier dans le secteur des transports à forte intensité de pétrole, continue de peser sur les prix mondiaux du pétrole, la production pétrolière canadienne (graphique 3.5) ainsi que les travailleurs de l’industrie pétrolière. Les perspectives sont incertaines quant à la reprise de l’offre et de la demande liées aux restrictions de voyage, à la permanence du travail à distance, ainsi qu’au dénouement des réductions de l’offre. De plus, l’amélioration continue de l’abordabilité des sources d’énergie renouvelables, comme l’électricité éolienne et celle produite par l’énergie solaire (graphique 3.6), accélère la transition vers des sources d’énergie à faible émission de carbone.

Graphique 3.5
Prix du pétrole brut selon le West Texas Intermediate (WTI) et production canadienne de pétrole brut
Graphique 3.5: Prix du pétrole brut selon le West Texas Intermediate (WTI) et production canadienne de pétrole brut

Nota – Le dernier point de données est novembre 2020 pour le prix du pétrole brut WTI, et septembre 2020 pour la production canadienne de pétrole brut

Sources : Régie de l’énergie du Canada; Haver Analytics

Version textuelle
Prix du pétrole brut selon le West Texas Intermediate (WTI) et production canadienne de pétrole brut
  Production de pétrole brut canadienne ($US / baril) Prix du pétrole brut WTI (millinos de barils par jour)
janv. 2000 2,15 27,18
févr. 2000 2,16 29,35
mars 2000 2,08 29,89
avr. 2000 2,14 25,74
mai 2000 2,19 28,78
juin 2000 2,18 31,83
juil. 2000 2,15 29,77
août 2000 2,18 31,22
sept. 2000 2,19 33,88
oct. 2000 2,13 33,08
nov. 2000 2,20 34,40
déc. 2000 2,21 28,46
janv. 2001 2,20 29,58
févr. 2001 2,22 29,61
mars 2001 2,23 27,24
avr. 2001 2,12 27,41
mai 2001 2,21 28,64
juin 2001 2,12 27,60
juil. 2001 2,14 26,45
août 2001 2,15 27,47
sept. 2001 2,09 25,88
oct. 2001 2,19 22,21
nov. 2001 2,23 19,67
déc. 2001 2,24 19,33
janv. 2002 2,21 19,67
févr. 2002 2,35 20,74
mars 2002 2,30 24,42
avr. 2002 2,35 26,27
mai 2002 2,27 27,02
juin 2002 2,26 25,52
juil. 2002 2,35 26,94
août 2002 2,31 28,38
sept. 2002 2,30 29,67
oct. 2002 2,40 28,85
nov. 2002 2,43 26,27
déc. 2002 2,45 29,42
janv. 2003 2,37 32,94
févr. 2003 2,35 35,87
mars 2003 2,36 33,55
avr. 2003 2,33 28,25
mai 2003 2,42 28,14
juin 2003 2,51 30,72
juil. 2003 2,59 30,76
août 2003 2,47 31,59
sept. 2003 2,49 28,29
oct. 2003 2,53 30,33
nov. 2003 2,53 31,09
déc. 2003 2,62 32,15
janv. 2004 2,52 34,27
févr. 2004 2,64 34,74
mars 2004 2,59 36,76
avr. 2004 2,47 36,69
mai 2004 2,56 40,28
juin 2004 2,55 38,02
juil. 2004 2,55 40,69
août 2004 2,59 44,94
sept. 2004 2,52 45,95
oct. 2004 2,50 53,13
nov. 2004 2,56 48,46
déc. 2004 2,45 43,33
janv. 2005 2,37 46,84
févr. 2005 2,43 47,97
mars 2005 2,35 54,31
avr. 2005 2,41 53,04
mai 2005 2,46 49,83
juin 2005 2,44 56,26
juil. 2005 2,45 58,70
août 2005 2,48 64,97
sept. 2005 2,39 65,57
oct. 2005 2,56 62,37
nov. 2005 2,70 58,30
déc. 2005 2,77 59,43
janv. 2006 2,68 65,51
févr. 2006 2,58 61,63
mars 2006 2,53 62,90
avr. 2006 2,61 69,69
mai 2006 2,45 70,94
juin 2006 2,42 70,96
juil. 2006 2,57 74,41
août 2006 2,64 73,05
sept. 2006 2,68 63,87
oct. 2006 2,74 58,88
nov. 2006 2,76 59,37
déc. 2006 2,80 62,03
janv. 2007 2,65 54,57
févr. 2007 2,71 59,26
mars 2007 2,85 60,56
avr. 2007 2,74 63,97
mai 2007 2,68 63,46
juin 2007 2,61 67,48
juil. 2007 2,71 74,18
août 2007 2,93 72,39
sept. 2007 2,79 79,93
oct. 2007 2,76 86,20
nov. 2007 2,76 94,62
déc. 2007 2,62 91,73
janv. 2008 2,67 92,95
févr. 2008 2,68 95,35
mars 2008 2,76 105,56
avr. 2008 2,64 112,57
mai 2008 2,57 125,39
juin 2008 2,60 133,93
juil. 2008 2,78 133,44
août 2008 2,81 116,61
sept. 2008 2,69 103,90
oct. 2008 2,72 76,65
nov. 2008 2,81 57,44
déc. 2008 2,76 41,02
janv. 2009 2,72 41,74
févr. 2009 2,81 39,16
mars 2009 2,71 47,98
avr. 2009 2,58 49,79
mai 2009 2,55 59,16
juin 2009 2,68 69,68
juil. 2009 2,79 64,09
août 2009 2,68 71,06
sept. 2009 2,63 69,46
oct. 2009 2,71 75,82
nov. 2009 2,83 78,08
déc. 2009 2,69 74,30
janv. 2010 2,57 78,22
févr. 2010 2,79 76,42
mars 2010 2,81 81,24
avr. 2010 2,78 84,48
mai 2010 2,84 73,84
juin 2010 2,85 75,35
juil. 2010 2,83 76,37
août 2010 2,86 76,82
sept. 2010 2,73 75,31
oct. 2010 2,79 81,90
nov. 2010 2,99 84,14
déc. 2010 3,02 89,04
janv. 2011 2,95 89,42
févr. 2011 2,95 89,58
mars 2011 2,97 102,94
avr. 2011 2,96 110,04
mai 2011 2,68 101,33
juin 2011 2,79 96,29
juil. 2011 3,04 97,19
août 2011 3,19 86,33
sept. 2011 3,11 85,61
oct. 2011 3,17 86,41
nov. 2011 3,16 97,21
déc. 2011 3,28 98,57
janv. 2012 3,27 100,24
févr. 2012 3,31 102,25
mars 2012 3,16 106,19
avr. 2012 3,23 103,33
mai 2012 3,15 94,70
juin 2012 3,11 82,41
juil. 2012 3,22 87,93
août 2012 3,18 94,16
sept. 2012 3,13 94,72
oct. 2012 3,29 89,57
nov. 2012 3,38 86,66
déc. 2012 3,54 88,25
janv. 2013 3,45 94,69
févr. 2013 3,51 95,32
mars 2013 3,55 92,96
avr. 2013 3,36 92,07
mai 2013 3,15 94,80
juin 2013 3,28 95,80
juil. 2013 3,43 104,70
août 2013 3,63 106,56
sept. 2013 3,50 106,29
oct. 2013 3,53 100,54
nov. 2013 3,64 93,86
déc. 2013 3,72 97,68
janv. 2014 3,75 94,62
févr. 2014 3,70 100,82
mars 2014 3,87 100,80
avr. 2014 3,75 102,07
mai 2014 3,65 102,18
juin 2014 3,72 105,79
juil. 2014 3,78 103,59
août 2014 3,75 96,54
sept. 2014 3,77 93,21
oct. 2014 3,94 84,40
nov. 2014 3,91 75,79
déc. 2014 4,01 59,29
janv. 2015 4,01 47,52
févr. 2015 4,09 50,58
mars 2015 4,00 47,82
avr. 2015 3,69 54,45
mai 2015 3,42 59,27
juin 2015 3,64 59,85
juil. 2015 4,01 50,91
août 2015 4,13 42,87
sept. 2015 3,63 45,48
oct. 2015 3,80 46,23
nov. 2015 4,04 42,65
déc. 2015 4,11 37,19
janv. 2016 4,07 31,67
févr. 2016 4,04 30,60
mars 2016 3,97 37,80
avr. 2016 3,63 40,76
mai 2016 3,01 46,76
juin 2016 3,31 48,80
juil. 2016 3,87 44,69
août 2016 4,06 44,76
sept. 2016 4,04 45,22
oct. 2016 4,08 49,81
nov. 2016 4,35 45,73
déc. 2016 4,18 52,06
janv. 2017 4,32 52,56
févr. 2017 4,36 53,46
mars 2017 4,15 49,48
avr. 2017 3,80 51,08
mai 2017 3,93 48,51
juin 2017 4,03 45,19
juil. 2017 4,25 46,61
août 2017 4,41 48,05
sept. 2017 4,21 49,83
oct. 2017 4,21 51,60
nov. 2017 4,54 56,66
déc. 2017 4,62 57,90
janv. 2018 4,43 63,66
févr. 2018 4,58 62,21
mars 2018 4,63 62,76
avr. 2018 4,29 66,26
mai 2018 4,49 69,99
juin 2018 4,49 67,33
juil. 2018 4,63 70,97
août 2018 4,85 67,99
sept. 2018 4,48 70,20
oct. 2018 4,76 70,76
nov. 2018 4,83 57,00
déc. 2018 4,84 48,95
janv. 2019 4,55 51,45
févr. 2019 4,57 54,96
mars 2019 4,64 58,14
avr. 2019 4,73 63,86
mai 2019 4,56 60,85
juin 2019 4,70 54,65
juil. 2019 4,69 57,44
août 2019 4,71 54,82
sept. 2019 4,58 56,96
oct. 2019 4,70 53,98
nov. 2019 4,85 56,95
déc. 2019 4,96 59,81
janv. 2020 4,80 57,53
févr. 2020 4,89 50,53
mars 2020 4,82 29,46
avr. 2020 4,22 16,61
mai 2020 3,96 28,55
juin 2020 4,16 38,32
juil. 2020 4,17 40,72
août 2020 4,08 42,35
sept. 2020 4,20 39,59
oct. 2020   39,46
nov. 2020   40,51
déc. 2020    
Graphique 3.6
Coût des énergies renouvelables par rapport aux combustibles fossiles
Graphique 3.6: Coût des énergies renouvelables par rapport aux combustibles fossiles

Nota – Le dernier point de données est 2019.

Source : IRENA (2020), Renewable Power Generation Costs in 2019, Agence internationale des énergies renouvelables

Version textuelle
Coût des énergies renouvelables par rapport aux combustibles fossiles (coût des énergies renouvelables par rapport aux combustibles fossiles)
  Énergie éolienne terrestre Solaire Énergie éolionne extracôtière
2010 8,6 37,83 16,1
2011 8,3 28,63 17,5
2012 8,3 22,25 15,4
2013 8,2 17,51 17,7
2014 7,6 16,36 18,3
2015 6,9 12,64 16,9
2016 6,6 11,39 14,6
2017 6,4 9,24 13,1
2018 5,8 7,87 12,7
2019 5,3 6,84 11,5

3.1.5 La pandémie transforme la façon dont les Canadiens travaillent et vivent

La pandémie a entraîné une profonde transition vers le travail à domicile pour de nombreux Canadiens dont les emplois peuvent être réalisés à distance, et de nombreuses entreprises se sont rapidement adaptées pour soutenir le travail à distance. Ce changement contribue à ralentir la propagation de la COVID-19 en limitant le nombre de personnes qui se rassemblent à l’intérieur.

Égalité des genres et diversité au Canada

Cadre des résultats relatifs aux genres

  • Leadership et participation à la démocratie

Le travail à distance exige que les propriétaires d’entreprise soient en mesure d’offrir le télétravail à leurs employés. Selon l’Enquête canadienne sur la situation des entreprises, 27 % des entreprises où le travail à distance était possible pour leurs employés permettaient à tous leurs employés de travailler à distance au 31 août 2020. Parmi les entreprises où le travail à distance était possible, les entreprises appartenant majoritairement à des femmes (33 %), à des immigrants (41 %), à des membres de la communauté LGBTQ2 (62 %) et des minorités visibles (44 %) étaient plus susceptibles de travailler entièrement à distance, tandis que les entreprises appartenant majoritairement à des personnes autochtones (16 %) étaient moins susceptibles d’avoir leur main-d’œuvre en télétravail au 31 août 2020. Parmi les entreprises appartenant majoritairement à des membres de minorités visibles où le travail à distance était possible, il y avait une variation importante du taux de télétravail : seulement 4 % des entreprises appartenant à des pays arabes travaillaient entièrement à distance, tandis que 90 % des entreprises appartenant à des pays d’Asie occidentale travaillaient entièrement à distance.

La transition vers le télétravail offre à certaines entreprises une occasion unique de faire progresser et de déployer des technologies tant attendues qui améliorent la productivité., Celles-ci pourrait également être important pour attirer et retenir des travailleurs hautement qualifiés. Toutefois, pour de nombreuses entreprises, ce changement n’est peut-être pas possible ou approprié pour toutes les tâches qu’elles doivent effectuer. Pour certaines, il s’agit d’un défi logistique majeur, tandis que pour d’autres, comme les entreprises du secteur immobilier commercial, les entreprises de transport en commun et les nombreuses petites entreprises locales, cela a entraîné une perte d’activité à l’heure actuelle et une incertitude importante quant à leur avenir.

Le travail à distance n’est pas possible pour de nombreux Canadiens, ce qui pose un éventail d’obstacles. De façon générale, les emplois à faible revenu et certains travailleurs de la santé de première ligne qui luttent contre la pandémie n’ont pas la chance de participer au télétravail. L’adoption du travail à distance est beaucoup moins fréquente dans les régions rurales et chez les jeunes (graphique 3.7). Une étude récente de Statistique Canada a révélé que les travailleurs financièrement vulnérables, y compris les personnes ayant un faible niveau de scolarité et les familles à faible revenu, sont moins susceptibles d’occuper des emplois qui peuvent être plus facilement réalisés à la maison.

Graphique 3.7
Proportion du travail à distance, 2020
Graphique 3.7 : Proportion du travail à distance, 2020

Nota – Proportion des Canadiens, âgés de 15 à 64 ans, qui occupent un emploi.

Source : Statistique Canada

Version textuelle
Proportion du travail à distance, 2020
  Share (%) Référence de 2019 (%)
avr. 2020 41,6 11,7
mai 2020 37,9 11,7
juin 2020 31 11,7
juil. 2020 28,4 11,7
août 2020 26,4 11,7
sept. 2020 25,6 11,7
oct. 2020 26,1 11,7
Graphique 3.8
Part du travail à distance, par âge, sexe et géographie, octobre 2020
Graphique 3.8 : Part du travail à distance, par âge, sexe et géographie, octobre 2020

Nota – Proportion des Canadiens, âgés de 15 à 64 ans, qui occupent un emploi.

Source : Statistique Canada

Version textuelle
Part du travail à distance, par âge, sexe et géographie, octobre 2020
  Partage (%)
De 15 à 24 10,0
De 25 à 54 29,4
De 55 à 69 24,9
Hommes 22,6
Femmes 30,1
Toronto, Montréal, Vancouver 34,7
Autres milieux urbains 22,1
Rurale 16,9

3.1.6 Le Canada pourrait avoir une capacité de production réduite en raison de la pandémie

Le potentiel de croissance économique du Canada pourrait atteindre en moyenne environ 1,4 % par année au cours de la période de 2020 à 2025, comparativement à environ 1,8 % avant la crise. Dans l’ensemble, la pandémie devrait réduire le PIB potentiel, de ce qu’il aurait été sans la pandémie, d’environ 50 milliards de dollars d’ici la fin de 2025, soit plus de 2 000 $ en moyenne pour chaque Canadien âgé de 15 à 64 ans (graphique 3.9).

Graphique 3.9
Révision de l’estimation du PIB potentiel
Graphique 3.9: Révision de l’estimation du PIB potentiel (G$ enchaînés de 2012)

Source : Statistique Canada; enquêtes de septembre 2020 du ministère des Finances Canada auprès d’économistes du secteur privé; calculs du ministère des Finances Canada

Version textuelle
Révision de l’estimation du PIB potentiel (G$ enchaînés de 2012)
  2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025
PIB réel  2,017 2,058 2,092 1,971 2,064 2,131 2,180 2,226 2,268
PIB potentiel -
estimation avant la pandémie 
2,012 2,045 2,081 2,119 2,158 2,198 2,238 2,280 2,322
PIB potentiel -
estimation actuelle 
2,014 2,048 2,086 2,116 2,130 2,159 2,192 2,230 2,270

3.2 Un plan pour lutter contre la récession causée par la COVID-19

L’ensemble des vastes mesures ambitieuses du gouvernement a été conçu pour protéger la santé et la sécurité des Canadiens, aider l’économie canadienne à traverser les effets dévastateurs découlant des confinements répandus et limiter les répercussions de la pandémie sur la capacité de production à long terme du Canada. Les programmes comme la Prestation canadienne d’urgence, la Subvention salariale d’urgence du Canada et le vaste ensemble de mesures de soutien adaptées de liquidités, de crédits et de financement pour les entreprises de toutes les tailles s’avèrent utiles pour éviter les défauts de paiements de prêts hypothécaires, les fermetures d’entreprises et tout autre « cicatrices » économiques à long terme. Ces programmes permettront aussi au Canada d’être mieux placé en vue d’une relance vigoureuse, particulièrement par rapport à ses pairs à l’échelle internationale. Dans l’ensemble, le soutien rapide et complet du gouvernement a permis de fournir un appui sans précédent de 407 milliards de dollars, ou près de 19 % du PIB, pour aider les Canadiens et les entreprises canadiennes à rester à flot. Cette aide comprend des mesures de soutien direct de 270 milliards de dollars (ou 12 % du PIB).

Les mesures prises par le gouvernement fédéral ont permis au Canada de lutter contre la propagation de la COVID-19, tout réduisant considérablement les « cicatrices » à long terme pour l’économie canadienne. La Subvention salariale d’urgence du Canada et d’autres programmes, comme ceux qui fournissent une aide au loyer, a permis aux entreprises de continuer à payer leurs travailleurs et à couvrir les coûts fixes, même si les recettes continuent d’être insuffisantes. Ce soutien permet d’augmenter les chances qu’elles survivent et préservent les emplois. Le soutien au revenu par l’intermédiaire de la Prestation canadienne d’urgence, qui couvrait des millions de travailleurs canadiens non admissibles à d’autres mesures de soutien au revenu, signifiait que les travailleurs canadiens n’étaient pas obligés de choisir entre suivre les directives de santé publique et payer leurs factures. Ces mesures ont stabilisé la demande générale de biens et services, ce qui a permis d’éliminer les préoccupations des consommateurs et des entreprises qui s’inquiétaient d’être en mesure de répondre à leurs besoins et à leurs exigences financières de base. En plus des répercussions directes, il y a des avantages indirects importants sur la confiance des entreprises et des ménages. Ces avantages indirects continuent d’augmenter au fil du temps. Cela concorde avec les données internationales qui indiqueque la politique budgétaire est susceptible d’être plus efficace lorsque l’économie fonctionne bien en dessous de sa capacité potentielle, comme durant les récessions, et les taux d’intérêt sont faibles.

3.2.1 Le soutien financier demeure nécessaire

Le Canada doit maintenant affronter une deuxième vague importante de la COVID-19. L’appui financier continu demeure nécessaire pour permettre aux Canadiens et aux entreprises de suivre les mesures de santé publique, de protéger les emplois et les entreprises, de prévenir des pertes permanentes généralisées et de positionner le Canada pour qu’il soit prêt à rebâtir en mieux. Ce soutien supplémentaire aidera à limiter les effets négatifs des vagues de résurgence de la pandémie sur l’emploi (graphique 3.10). Ne pas contenir correctement le virus et empêcher de nouvelles « cicatrices » pourrait plus que doubler la durée pendant laquelle l'emploi est inférieur à son niveau d'avant la crise. Cela pourrait non seulement prolonger, mais également aggraver les conséquences négatives du choc économique sur le niveau de vie des Canadiens, en particulier ceux qui étaient déjà défavorisés sur le plan économique.

Une fois le virus maîtrisé, la relance de l’économie canadienne à son plein potentiel sera essentielle afin de réduire le ralentissement économique et de limiter les pressions durables sur les travailleurs et les entreprises. C’est pourquoi le gouvernement prépare actuellement les détails d’un important plan d’investissement visant à stimuler la croissance économique, à accélérer la relance canadienne et à créer un million d’emplois de qualité afin de renforcer et de faire croître la classe moyenne (graphique 3.11). Il s’agit d’investissements visant à protéger et à améliorer le niveau de vie et le bien-être futur des Canadiens.

Graphique 3.10
Nombre de mois pour atteindre le sommet de l’emploi avant la récession
Graphique 3.10: Nombre de mois pour atteindre le sommet de l’emploi avant la récession

Source : Statistique Canada; enquêtes de septembre 2020 du ministère des Finances Canada auprès d’économistes du secteur privé; calculs du ministère des Finances Canada

Version textuelle
Nombre de mois pour atteindre le sommet de l’emploi avant la récession
Récession de
1981-1982
40
Récession de
1990-1991
53
Récession de
2008-2009
27
Crise de la
COVID-19 :
Enquête de septembre 2020
24
Crise de la
COVID-19 :
Mesures de restriction prolongées
34
Crise de la
COVID-19 :
Mesures de restriction renforcées
50
Graphique 3.11
Projections sur la reprise de l’emploi
Graphique 3.11 : Projections sur la reprise de l’emploi

Nota – La trajectoire de reprise accélérée est conforme à un plan d’investissement économique de 100 milliards de dollars au cours des trois prochains exercices. Le dernier point de données est décembre 2024.

Sources : Statistique Canada; enquêtes du ministère des Finances Canada de septembre 2020 auprès des économistes du secteur privé; calculs du ministère des Finances Canada

Version textuelle
Projections sur la reprise de l’emploi  (Indice, avant la récession, niveau d'emploi = 100)
  Portée  Trajectoire de reprise accélérée, création de 1 million d'emplois Portée des trajectoire de reprise projetées 
févr. 2020 0.0 100.0 100.0
mars 2020 0.0 94.7 94.7
avr. 2020 0.0 84.3 84.3
mai 2020 0.0 85.9 85.9
juin 2020 0.0 90.8 90.8
juil. 2020 0.0 93.0 93.0
août 2020 0.0 94.3 94.3
sept. 2020 0.0 96.3 96.3
oct. 2020 0.0 96.7 96.7
nov. 2020 0.6 96.6 96.7
déc. 2020 1.8 95.7 96.7
janv. 2021 2.3 95.4 96.8
févr. 2021 2.4 95.4 96.9
mars 2021 2.3 95.7 97.1
avr. 2021 2.2 96.0 97.3
mai 2021 2.3 96.2 97.6
juin 2021 2.3 96.3 97.8
juil. 2021 2.3 96.5 97.9
août 2021 2.3 96.7 98.1
sept. 2021 2.4 96.9 98.3
oct. 2021 2.4 97.0 98.5
nov. 2021 2.4 97.2 98.6
déc. 2021 2.4 97.3 98.8
janv. 2022 2.4 97.5 99.0
févr. 2022 2.4 97.7 99.2
mars 2022 2.4 97.9 99.4
avr. 2022 2.4 98.0 99.6
mai 2022 2.4 98.0 99.7
juin 2022 2.5 98.1 99.9
juil. 2022 2.5 98.2 100.0
août 2022 2.5 98.4 100.1
sept. 2022 2.5 98.5 100.3
oct. 2022 2.5 98.6 100.4
nov. 2022 2.5 98.7 100.5
déc. 2022 2.5 98.7 100.7
janv. 2023 2.5 98.8 100.9
févr. 2023 2.5 98.9 101.1
mars 2023 2.5 99.0 101.2
avr. 2023 2.5 99.1 101.2
mai 2023 2.5 99.1 101.3
juin 2023 2.5 99.2 101.4
juil. 2023 2.5 99.3 101.5
août 2023 2.5 99.4 101.6
sept. 2023 2.5 99.5 101.7
oct. 2023 2.5 99.5 101.8
nov. 2023 2.5 99.6 101.9
déc. 2023 2.5 99.7 102.0
janv. 2024 2.5 99.8 102.1
févr. 2024 2.5 99.9 102.2
mars 2024 2.5 99.9 102.3
avr. 2024 2.5 100.0 102.3
mai 2024 2.5 100.1 102.4
juin 2024 2.5 100.2 102.4
juil. 2024 2.5 100.2 102.5
août 2024 2.5 100.3 102.6
sept. 2024 2.5 100.4 102.6
oct. 2024 2.5 100.5 102.7
nov. 2024 2.5 100.6 102.7
déc. 2024 2.5 100.6 102.8

3.2.2 Mesures de stimulation économique ciblées pour accélérer la relance

Afin d’assurer une relance robuste et résiliente, le gouvernement définit actuellement les détails d’un plan visant à aider le Canada rebâtir en mieux, en se préparant à investir jusqu’à 100 milliards de dollars au cours des trois prochains exercices, dont la valeur correspond approximativement à entre 3 % et 4 % du PIB. Ce plan de stimulation contribuera à accélérer la relance économique du pays et sera mis en œuvre lorsque le virus sera contrôlé et que l’économie sera en mesure de l’absorber efficacement.

Le plan de relance aidera le gouvernement à se sortir de cette récession et se diriger vers une économie plus verte, plus novatrice, plus inclusive et plus compétitive. Au cours des prochains mois, le gouvernement collaborera avec les Canadiens afin de définir davantage le plan de relance en prévision du budget de 2021. Ce plan de relance sera conçu pour créer de bons emplois pour la classe moyenne.

Des investissements intelligents et limités dans le temps se trouveront au cœur de ce plan de relance – des investissements qui peuvent agir rapidement pour relancer l’économie et avoir une valeur à long terme en créant une prospérité future, en améliorant la qualité de vie pour les Canadiens et en mettant de l’avant le programme vert. Le plan de croissance du gouvernement comprendra des investissements qui visent à créer de bons emplois pour la classe moyenne et libérera des dépenses privées à court terme, et qui aidera également à renforcer la compétitivité du Canada à long terme. Ces mesures comprendront la croissance d’une économie verte, en investissant dans l’infrastructure qui soutient les communautés, les travailleurs et la circulation des biens, et en appuyant la participation inclusive à la population active.

Le gouvernement a également appris, par cette crise, que certains secteurs économiques et produits de base sont essentiels à notre capacité de protéger la santé et la sécurité des Canadiens en cas de pandémie future. Au cours des huit derniers mois, il a travaillé d’arrache-pied pour promouvoir une approche canadienne dans ses achats d’équipement de protection individuelle et d’autres équipements médicaux. Le plan de relance portera sur l’investissement dans les industries et les emplois du pays dans des secteurs comme la biofabrication, où il est dans l’intérêt du Canada, maintenant et à l’avenir, d’avoir cette capacité à l’intérieur de ses frontières.

De nombreux investissements de relance devront probablement attendre l’arrivée d’un vaccin et que la menace d’autres éclosions et fermetures se soit dissipée. Toutefois, certaines mesures peuvent être mises en œuvre de façon sécuritaire dès maintenant. Les mesures que le gouvernement prendra maintenant peut être considérées comme un premier paiement sur les investissements à venir. Elles aideront à limiter les « cicatrices » et à accélérer la relance à venir.

De plus, le gouvernement est conscient que certaines mesures peuvent prendre du temps à planifier et à organiser. Il passera donc l’hiver à travailler fort avec les Canadiens pour qu’il soit prêt à passer à la vitesse supérieure lorsque le virus sera maîtrisé. C’est pourquoi il annonce maintenant la portée du plan et s’engage à fournir de plus amples détails à ce sujet dans le budget de 2021.

Une trousse de cette taille serait généralement comparable à celles prévues jusqu’à présent par les homologues internationaux du Canada. Il s’agirait de sommes plus importantes que les investissements effectués en 2008-2009 par le Canada, qui représentaient environ 2,5 % du PIB à l’époque. La récession actuelle est pire que celle de 2008. Il est donc logique de penser qu’il faut investir plus, et non pas moins.

Les mesures adoptées dans le cadre de cette prochaine phase de reprise donneront la priorité aux investissements qui agisseront rapidement et contribueront à libérer une partie des économies supplémentaires accumulées dans les comptes bancaires des Canadiens et dans les bilans des entreprises. Ces mesures stimuleront l’économie et la rendront plus productive et aideront le Canada à rebâtir en mieux ainsi qu’à devenir plus vert et résilient. Ce solide plan de croissance peut transformer une relance partielle et inégale en une relance globale et inclusive qui profitera à tous.

Accélérer la reprise – comparaisons internationales

« Le soutien du gouvernement devrait passer progressivement de la protection des anciens emplois à la réinsertion professionnelle et à l’aide à la réouverture en toute sécurité d’entreprises viables, mais encore vulnérables. Les mesures fiscales pour la reprise sont une opportunité de rendre l’économie plus inclusive et plus verte. »


Fonds monétaire international, Moniteur des finances publiques, octobre 2020

Certains homologues du Canada ont annoncé des mesures de relance, qui vont de 1,4 % du PIB à plus de 4,5 % du PIB, pour renforcer la reprise économique.

Accélérer la reprise – comparaisons internationales
Pays Mesures de relance annoncées Taille (% du PIB de 2019)
Italie Décret italien sur la relance (mai 2020) et décret d’août 2020
Projet de budget 2020-2021 proposition de mesures de stimulation (octobre 2020)
4,5 % du PIB
(80 milliards d’euros)
2,2 % du PIB
(39 milliards d’euros)
France Plan de relance
(septembre 2020)
4,1 % du PIB
(100 milliards d’euros)
Allemagne Trousse de relance économique 
(juin 2020)
3,8 % du PIB
(130 milliards d’euros)
Suède Mesures de stimulation économiques dans le projet de budget 2020-2021 (septembre 2020) 3,8 % du PIB
(190 milliards de couronnes suédoises en 2021 et 2022)
Australie The Job Maker Plan (le plan de création d’emplois)
(budget 2020-2021, octobre 2020)
3,7 % du PIB
(74 milliards de dollars australiens sur la période 2020-2021 à 2023-2024)
Danemark Trousse de relance économique (budget 2020-2021, août 2020) 3,3 % du PIB
(76 milliards de couronnes danoises – estimation)
Royaume-Uni A Plan for Jobs (un plan pour l’emploi) (juillet 2020) Jusqu’à 1,4 % du PIB
(jusqu’à 30 milliards de livres sterling)
Sources : Commission européenne; Ministero dell'Economia e delle Finanze ; Trésor australien; ministère des Finances de la Suède; gouvernement fédéral allemand; Trésor britannique; ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance; Fitch Ratings et autres sources publiques
NOTA – Les annonces de relance ci-dessus ne sont pas directement comparables puisqu’elles couvrent plusieurs années et comprennent diverses combinaisons de postes non budgétaires comme l’augmentation des dépenses discrétionnaires ou des revenus perdus pour soutenir l’économie, des dépenses supplémentaires de santé pour la COVID-19, le prolongement des mesures de soutien existantes, ainsi que des postes hors budget comme le soutien des liquidités et les reports d’impôt.

3.2.3 Garde-fous budgétaires

Les mesures de soutien et les investissements décrits dans ce plan stimuleront une relance économique canadienne vigoureuse et inclusive. Des garde-fous budgétaires aideront à déterminer quand le plan de relance prendra fin. Les incertitudes quant au calendrier de la pandémie et l’évolution économique mondiale font que le calendrier de la relance ne devrait pas être rigide et préétabli. Au lieu, le gouvernement suivra les progrès réalisés par rapport aux plusieurs indicateurs connexes, en reconnaissant qu’aucun point de données ne représente parfaitement la santé de l’économie. Ces indicateurs comprennent le le taux d’emploi global, le niveau de chômage et les heures totales travaillées dans l’économie (graphiques 3.12 et 3.13). Une approche fondée sur des données économiques permettra de s’assurer que la relance est bien adaptée aux besoins des Canadiens et à la situation actuelle. Ces déclencheurs, basés sur des données, nous permettront de savoir quand la remise sur pied faisant suite à la récession causée par la COVID-19 sera terminée.  Nous pourrons à ce moment-là mettre fin aux dépenses de stimulation ponctuelles, pour revenir à une trajectoire budgétaire prudente et responsable fondée sur une cible budgétaire à long terme, que nous décrirons quand l’économie sera plus stable.

Graphique 3.12
Trajectoire de l’indicateur du marché du travail
Graphique 3.12: Trajectoire de l’indicateur du marché du travail

Source : Statistique Canada

Version textuelle
Trajectoire de l’indicateur du marché du travail (indice, février 2020 = 100) 
  Taux d'emploi  Total des heures travaillées Taux d'emploi 
févr.
2020
100 100
mars
2020
94,66019 84,87337
avr.
2020
84,30421 72,26575
mai
2020
85,59871 76,84655
juin
2020
90,61489 84,3597
juill,
2020
92,71845 88,82612
août
2020
93,85113 91,36836
sept.
2020
95,63107 93,08767
oct.
2020
96,1165 93,85254
Graphique 3.13
Chômage supérieur au niveau de février
Graphique 3.13: Chômage supérieur au niveau de février

Source : Statistique Canada

Version textuelle
Chômage supérieur au niveau de février
  En milliers
févr. 2020 0
mars 2020 413,2
avr. 2020 1 284,5
mai 2020 1 485,4
juin 2020 1 318,8
juil. 2020 1 049,8
août 2020 913,1
sept. 2020 698,8
oct. 2020 683

3.3 Une mise de fonds sur un Canada plus fort, plus résilient

L’égalité des genres et la diversité au Canada

Cadre des résultats relatifs aux genres

  • Participation à l’économie et la prospérité

Les estimations expérimentales des variations des taux de chômage d’une année sur l’autre indiquent que, comparativement à l’année précédente, le taux de chômage a augmenté plus fortement en octobre chez les Canadiens chinois, noirs, d’Asie du Sud et des Philippines que chez ceux qui n’étaient pas autochtones et ne faisaient pas partie d’une minorité visible.

Une fois que la COVID-19 sera maîtrisé, le gouvernement aura l’occasion de rebâtir en mieux en vue d’une économie plus verte, inclusive et résiliente.

Grâce à la réaction rapide du gouvernement face à la crise et clairement axée sur ce qui était le plus important pour les personnes les plus vulnérables, plusieurs des pires résultats possibles ont été évités pour des milliers de Canadiens. Cette approche, misée sur comprendre ce qui compte le plus et pour qui, est le fondement de la manière dont le gouvernement compte rebâtir pour le mieux. Alors que le gouvernement se tourne vers l’avenir de l’économie du pays, il doit être celui qui assure non seulement la croissance, mais une meilleure qualité de vie pour tous les Canadiens. 

Le plan de relance du gouvernement comprend des investissements judicieux qui ont de la valeur maintenant et pour des années à venir, des mesures qui ont de réelles répercussions sur les emplois à court terme et qui renforcent la compétitivité du Canada à long terme; des mesures qui ciblent les personnes et les communautés les plus durement touchées par cette crise économique unique et qui visent à saisir l’avantage économique d’une population active plus inclusive. Au cours des prochains mois, le gouvernement collaborera avec les Canadiens pour mieux définir ce plan.

Les investissements effectués aujourd’hui représentent une mise de fonds pour cet engagement. Ces investissements sont les premières étapes vers la création d’emplois, la croissance de la classe moyenne, le renforcement des soutiens sociaux, la mise en place d’une économie à faibles émissions de carbone, le déblocage des dépenses privées et la construction de l’infrastructure dont dépend notre réussite économique.

Les décisions et les mesures prises aujourd’hui ont une incidence fondamentale sur la prospérité future et le bien-être des Canadiens.

Le Portrait économique et budgétaire de juillet a souligné que les mesures économiques traditionnelles, comme le produit intérieur brut (PIB), ne donnent pas à elles seules une image complète de la qualité de vie des Canadiens et que le gouvernement intègre déjà des mesures de la qualité de vie plus vastes dans la prise de décisions.

Pour façonner ses priorités en matière d’investissement, le gouvernement continuera à s’appuyer sur les pratiques exemplaires à l’échelle internationale et sur les conseils d’experts sur les déterminants de la qualité de vie ainsi qu’à faire appel aux Canadiens pour déterminer ce qui compte pour une bonne qualité de vie. Cela nécessite de réfléchir de manière globale à des facteurs comme la santé et la santé mentale, les communautés et la culture, la sécurité et les droits de la personne, la qualité des emplois et les opportunités. Cela signifie aussi penser de manière inclusive à la répartition des résultats. Et cela implique de penser aux effets à long terme des décisions que le gouvernement prend aujourd’hui quant à la prospérité future du Canada et à la qualité de vie des Canadiens, y compris l’adoption d’un programme vert.

3.3.1 Une relance inclusive

Les inégalités rendent notre économie moins résiliente. Voilà pourquoi une relance solide et complète ne doit laisser personne pour compte. La reprise doit être féministe et intersectionnelle. Cela signifie que les jeunes doivent avoir la possibilité d’acquérir des compétences et de l’expérience de travail, tous les Canadiens doivent avoir les moyens de se loger, les femmes dans toute leur diversité doivent participer pleinement à l’économie, les Canadiens racisés et les Autochtones puissent à nouveau accéder aux possibilités qu’ils ont manquées et que toutes les communautés disposent de l’infrastructure du XXIe siècle dont ils ont besoin. Cette approche consiste également à soutenir les Canadiens handicapés, à lutter contre la violence fondée sur le sexe et à veiller à ce que les familles aient accès à des services de garde abordables. Le gouvernement accomplira tout ce travail tout en demeurant engagé à analyser rigoureusement les répercussions des politiques sur différents groupes de personnes et à faire participer diverses voix à son processus décisionnel.  

Les investissements proposés dans l’Énoncé économique de l’automne 2020 créeront des emplois, stimuleront la croissance et jetteront les bases d’une relance équitable et durable et créeront de bons emplois pour tous les Canadiens.

3.3.1.1 Création d’un million d’emplois

Le choc économique de la pandémie de la COVID-19 a fait en sorte que le taux d’emploi de la population en âge de travailler du Canada est passé de sommets records à des creux sans précédent, et ce, en quelques semaines. La contraction économique la plus soudaine jamais connue, la plus profonde depuis la Grande Dépression, a fait en sorte que 5,5 millions de Canadiens – plus de 30 % de notre population active – perdent leur emploi ou travaillent des heures considérablement réduites. Le marché du travail a connu une forte relance depuis, avec environ 4,4 millions de Canadiens qui ont retrouvé leur emploi ou leurs heures perdues à compter d’octobre. Néanmoins, 636 000 emplois n’avaient toujours pas été récupérés en octobre et 433 000 travailleurs avaient fait moins de la moitié de leurs heures régulières avant la pandémie. Et de plus en plus de Canadiens pourraient perdre leur emploi en raison d’une résurgence de la COVID-19.

Dans le discours du Trône, le gouvernement a annoncé notre engagement visant à créer plus d’un million d’emplois et à rétablir l’emploi aux niveaux précédents. Le gouvernement mettra l’accent sur des mesures qui favorisent de bons emplois à temps plein pour la classe moyenne et qui réintègrent sur le marché du travail les personnes qui ont passé une longue période au chômage. Le gouvernement investira dans des possibilités de formation et d’acquisition de compétences pour les personnes les plus touchées par les pertes d’emploi et contribuera à diversifier les secteurs en vue d’inclure plus de femmes et d’autres groupes sous-représentés pour que chaque personne puisse avoir une chance égale de travailler et de réussir.

Même si la participation à la population active du Canada s’est rétablie plus rapidement que dans d’autres pays, il reste encore du travail à faire (graphiques 3.14 et 3.15).

Graphique 3.14
Changement du taux de participation à la population active, 2020
Graphique 3.14: Changement du taux de participation à la population active, 2020

Nota – Le taux de participation correspond à la population active exprimée en pourcentage de la population âgée de 15 à 64 ans, sauf l’Allemagne (tout âge confondu) et les États-Unis (de 16 à 64 ans).

Source : Statistique Canada

Version textuelle
Changement du taux de participation à la population active, 2020 (point de pourcentage) 
  Canada Allemagne France Japon Australie É,-U, Italie R,-U,
De 2020 T1 à 2020 T2  -3,56667 -0,2 -2,3 -0,8 -2,8 -2,4 -2,7 -0,4
De 2020 T1 à 2020 T3 point de pourcentage) 0,2 -0,1 -0,1 -0,5 -1,033333333 -1,6 Nil Nil
Graphique 3.15
Emploi, de février à octobre 2020
Graphique 3.15: Emploi, de février à octobre 2020

Source : Haver Analytics

Version textuelle
Emploi, de février à octobre 2020 (indice: février 2020 = 100)
  Australie Canada Allemagne Italie Japon É,-U,
janv. 2019 98,08308 98,44706 98,05484 99,75518 99,00638 98,47242
févr. 2019 98,11385 98,72169 98,17202 99,83249 99,49577 98,47307
mars 2019 98,34077 98,72065 98,33607 100,3651 99,7034 98,56949
avr. 2019 98,55308 99,22978 98,50012 100,3608 99,46611 98,70723
mai 2019 98,86077 99,27564 98,66417 100,5884 99,43645 98,76298
juin 2019 98,87769 99,27981 98,82822 100,8333 99,5106 98,88235
juil. 2019 99,06923 99,2105 98,96883 100,3995 99,67374 99,0096
août 2019 99,39769 99,60343 99,15632 100,2964 99,8517 99,14537
sept. 2019 99,46385 99,82021 99,36724 100,2534 99,83687 99,28179
oct. 2019 99,27846 99,80354 99,62503 100,1246 100,1335 99,40313
nov. 2019 99,51231 99,52005 99,83595 100,4553 100,2373 99,57432
déc. 2019 99,75846 99,66231 100,0234 99,96564 100,3263 99,69501
janv. 2020 99,84846 99,8421 100,0703 99,90121 99,95551 99,83537
févr. 2020 100 100 100 100 100 100
mars 2020 99,97692 94,73303 99,83595 99,40297 99,83687 99,09945
avr. 2020 95,30462 84,34292 99,60159 98,15737 98,25004 85,46533
mai 2020 93,27231 85,85209 99,32037 97,8696 98,30936 87,25264
juin 2020 95,02462 90,81785 99,06257 97,73215 98,428 90,38849
juil. 2020 95,94154 92,99874 98,87509 98,18315 98,59113 91,54352
août 2020 97,21231 94,27965 98,78135 98,56112 98,75426 92,52278
sept. 2020 96,88538 96,25053 98,75791 98,58689 98,69494 92,96354
oct. 2020 98,26077 96,68619 #N/A #N/A #N/A 93,382
Investir dans la formation et les compétences

De nombreux Canadiens qui ont déjà fait face à des obstacles à l’emploi risquent d’accuser du retard à la suite de la pandémie. Cela pourrait avoir des répercussions à long terme sur leur capacité de bâtir une carrière et de s’offrir une sécurité financière.

Afin d’aider à renforcer la main-d’œuvre, le gouvernement du Canada a déjà annoncé qu’il investira 1,5 milliard de dollars de plus dans les ententes sur le développement de la main-d’œuvre avec les provinces et les territoires afin d’offrir aux Canadiens la formation professionnelle et le soutien à l’emploi dont ils ont besoin. Cette annonce s’ajoute aux 3,4 milliards de dollars déjà fournis aux provinces et aux territoires en vertu des ententes sur le développement du marché du travail et des ententes sur le développement de la main-d’œuvre conclues en 2020-2021. Le gouvernement a aussi offert aux provinces et aux territoires une plus grande marge de manœuvre pour l’administration de ces ententes. Ce soutien répondra au nombre accru de Canadiens qui cherchent à réintégrer la population active, surtout les travailleurs et les employeurs des secteurs durement touchés et les groupes désavantagés en raison de la pandémie.

3.3.1.2 Un plan d’action pour les femmes dans l’économie

Le gouvernement s’est engagé à s’assurer que notre plan d’emploi tienne compte des caractéristiques uniques de cette crise et de l’incidence disproportionnée que la COVID-19 a eue sur les femmes. Même si les récessions antérieures ont eu tendance à toucher plus fortement le secteur des biens, la crise de la COVID a touché plus fortement les industries de services. Cela entraine un impact disproportionnée sur les femmes. De plus, les répercussions de la crise sur les soins (maladie et fermeture des écoles et des services de garde) ont eu, la plupart du temps, un impact plus important sur les femmes. Un plan de stimulation approprié doit tenir compte de ces répercussions inégales.

Conformément à ce qui a été annoncé dans le discours du Trône, le gouvernement élaborera un Plan d’action pour les femmes dans l’économie afin d’aider un plus grand nombre de femmes à retourner sur le marché du travail et d’assurer une réponse féministe et intersectionnelle à cette pandémie et à cette relance. Ainsi, il est possible de renforcer l’économie dans son ensemble, ce qui est bon pour tout le monde.

3.3.1.3 Vers un système pancanadien d’apprentissage et de garde des jeunes enfants

Investir dans des services de garde d’enfants accessibles, abordables, inclusifs et de haute qualité est non seulement bon pour les familles, mais est également logique sur le plan économique. Un tel investissement permet aux enfants de commencer leur vie du bon pied et donne aux parents, surtout aux mères, le soutien dont elles ont besoin pour maintenir de bons emplois et subvenir aux besoins de leur famille. Au Québec, où le gouvernement provincial investit dans des services de garde d’enfants accessibles de haute qualité depuis plus de deux décennies, le taux de participation des mères à la population active correspondait à 5 à 9 points de pourcentage supérieur à celui du reste du Canada en 2019. Plus particulièrement, les femmes québécoises ayant des enfants de moins de 3 ans ont certains des taux d’emploi les plus élevés au monde. Les bons emplois aident non seulement les familles individuelles, mais une participation accrue des mères à la population active favorise également la croissance économique et l’augmentation du PIB par habitant. Tout comme la Saskatchewan a pavé la voie au Canada en matière de santé et la Colombie-Britannique a montré au Canada la marche à suivre pour contrer la pollution, le Québec peut montrer au Canada le chemin à suivre quant aux garderies.

À travers le Canada, les prestataires de services de garde d’enfants ont été particulièrement touchés par la pandémie de la COVID-19. Le premier confinement a entraîné la fermeture de la plupart des services de garde partout au pays. Alors même que l’économie rouvrait, la mise en œuvre de nouvelles pratiques de santé publique et le retour inégal des enfants aux garderies ont entraîné des difficultés financières pour de nombreux fournisseurs et ont rendu plus précaire le travail de plus de 200 000 éducateurs de la petite enfance et des travailleurs en garderie d’à travers le Canada.

Cette situation survient dans le contexte de ce que de nombreux experts, comme Armine Yalnizyan, désignent comme « une récession au féminin ». En septembre, le nombre de mères qui travaillaient moins de la moitié de leurs heures habituelles pour des raisons probablement liées à la COVID-19 était de 70 % plus élevé relativement à février, par rapport à 24 % chez les pères.

Le secteur privé, le secteur social et les dirigeants syndicaux conviennent que la garde d’enfants est une partie essentielle de l’infrastructure sociale du pays qui a été affaiblie par la COVID-19. Avant la pandémie, la plupart des provinces et des territoires avaient seulement assez de places en garderies accréditées pour accueillir au maximum 40 % des enfants de moins de six ans. Le secteur a été durement touché par le confinement du printemps et fait face à de nouveaux défis financiers alors que de nouvelles pratiques de santé publique et de distanciation physique sont mises en œuvre.

Les tarifs ont toujours varié d’une région à l’autre, alors que certaines familles voient les prix monter jusqu’à 2 000 $ par mois par enfant dans certaines villes. Les familles à faible revenu qui ont besoin d’une place subventionnée font souvent face à de longues listes d’attente. Selon une étude récente, de nombreuses familles trouvent que la garde d’enfants est encore moins abordable que le logement, et ce service est considéré par beaucoup comme « un luxe inaccessible ».

Les services de garde accessibles et abordables créent des emplois et stimulent la croissance économique. Les investissements dans les services de garde d’enfants créent plus d’emplois que les investissements semblables dans d’autres industries, ce qui permet de créer non seulement des emplois directs pour les travailleurs des services de garde, mais aussi de stimuler la participation des femmes à la population active.

Il est maintenant temps de faire des investissements durables et à long terme afin que chaque famille canadienne ait accès à des services de garde d’enfants abordables et de qualité. En guise de première étape, le présent Énoncé économique de l’automne annonce des investissements précoces clés afin de jeter les bases d’un système pancanadien de garde d’enfants, en partenariat avec les provinces, les territoires et les peuples autochtones.

Le 7 décembre 2020 marque le 50e anniversaire du rapport de la Commission royale d’enquête sur la situation de la femme au Canada, un rapport marquant qui demandait au gouvernement fédéral de collaborer immédiatement avec les provinces et les territoires pour établir un système national de garderies. Ceux qui étaient enfants quand le rapport a été publié sont maintenant rendus parents et grands-parents. Les Canadiens attendent depuis des générations que leur gouvernement réponde à l’appel. À la veille de cet anniversaire, le gouvernement s’engage à faire des investissements historiques pour y parvenir. Le budget de 2021 présentera le plan visant à offrir des services de garde d’enfants abordables, accessibles, inclusifs et de haute qualité d’un océan à l’autre. Cela comprendra également un soutien accru aux services de garde avant et après l’école pour les enfants plus âgés, afin d’offrir à tous les parents la souplesse nécessaire pour concilier le travail et la famille.

Rassembler les partenaires vers une vision commune
Maintenir les investissements antérieurs dans l’apprentissage et la garde des jeunes enfants

Dans les budgets de 2016 et de 2017, le gouvernement fédéral a investi 7,5 milliards de dollars sur 11 ans dans l’apprentissage et la garde des jeunes enfants. Ces investissements ont permis d’augmenter les subventions pour les frais pour les familles partout au pays et de créer de nouvelles places abordables et de qualité, y compris des places qui permettent aux parents de travailler des heures non traditionnelles, ainsi que pour les enfants de diverses populations.

Résultats à ce jour de l’investissement fédéral dans l’apprentissage et la garde des jeunes enfants

Les investissements fédéraux de l’apprentissage et de la garde des jeunes enfants depuis 2017 ont soutenu la création de près de 40 000 places en service de garde d’enfants plus abordables; ainsi que la formation et le perfectionnement professionnel de 1 780 éducateurs et employés de la petite enfance dans tout le Canada, y compris :

  • Au Nouveau-Brunswick, où près de 80 % des centres d’apprentissage et de garde des jeunes enfants ont reçu des fonds pour mettre en œuvre une politique à faible coût et pour améliorer leur capacité à répondre aux besoins des enfants handicapés et aux divers besoins d’apprentissage;
  • En Ontario, où le financement fédéral et provincial a permis d’accorder des subventions à 1 570 travailleurs en garderie pour améliorer leurs compétences et recevoir des diplômes en éducation à la petite enfance;
  • En Saskatchewan, où un nouveau financement fédéral a permis la création de 768 places en garderie réglementées supplémentaires, y compris dans les communautés fransaskoises de Regina, Prince Albert et Vonda.  

Égalité des genres et diversité au Canada

Cadre des résultats relatifs aux sexes

  • Participation à l’économie et la prospérité

En février 2020, 96 % des éducateurs et aides de la petite enfance étaient des femmes, ainsi que 97 % des prestataires de services de garde d’enfants en milieu familial. En 2016, selon le Recensement, les membres d’une minorité visible représentaient 21 % de tous les salariés, mais représentaient 24 % des éducateurs et aides de la petite enfance, ainsi que 41 % des prestataires de services de garde d’enfants en milieu familial. Les immigrants étaient également surreprésentés : ils comptaient pour 27 % des éducateurs et aides de la petite enfance et 33 % des prestataires de services de garde d’enfants en milieu familial, mais seulement 23 % de tous les salariés. Les immigrants récents étaient particulièrement surreprésentés parmi les prestataires de services de garde d’enfants, où ils comptaient pour 11 % des salariés de cette profession, par rapport à uniquement 4 % des salariés de toutes les professions.

Appuyer la population active d’éducateurs de la petite enfance

Le recrutement et le maintien en poste d’éducateurs de la petite enfance constituent un défi au Canada. Ces travailleurs gagnent souvent de faibles salaires, ont une protection d’emploi minimale et n’ont pas de possibilité de carrière et de perfectionnement. L’appui du travail précieux des éducateurs de la petite enfance est essentiel au succès d’un système de garde de jeunes enfants de haute qualité, surtout l’aide qui permettra d’augmenter le nombre de places offertes dans l’ensemble du pays.

Le gouvernement consultera également les provinces et les territoires au sujet des investissements durables à faire à l’avenir pour appuyer une stratégie relative à la population active des éducateurs de la petite enfance – en tant qu’élément clé d’un système pancanadien de garde de jeunes enfants.

3.3.1.4 Soutien immédiat aux familles ayant des enfants

De nombreuses familles ont dû faire face à la vaste gamme de dépenses associées à la pandémie, que ce soit d’offrir des soins ou de se procurer des outils pour l’apprentissage à la maison, comme des livres et de l’équipement technologique. De nombreuses familles avec de jeunes enfants devaient aussi trouver des solutions de rechange temporaires à leurs arrangements de garde d’enfants ordinaires. Pour beaucoup, cela a engendré une hausse des dépenses.

3.3.1.5 Meilleures conditions de travail pour l’économie des soins

La pandémie de la COVID-19 a mis en évidence les faibles salaires et les mauvaises conditions de travail des travailleurs essentiels, y compris ceux qui s’occupent des aînés et d’autres Canadiens vulnérables. Souvent, leurs employeurs n’offrent pas les mêmes possibilités d’épargne-retraite que les travailleurs mieux rémunérés.

3.3.1.6 Créer des occasions pour les jeunes

Les jeunes continuent de subir entre autres des répercussions économiques disproportionnées en raison de la COVID-19. Le gouvernement s’efforce de faire en sorte que la pandémie ne fasse pas dérailler leur avenir. Il est important pour leur succès, et la prospérité future du Canada, de s’assurer qu’ils puissent transformer leurs connaissances et leurs compétences durement acquises en emplois sûrs et bien rémunérés.

Le gouvernement propose de mettre à profit les mesures de soutien en matière d’emploi, de perfectionnement des compétences et d’éducation fourni aux jeunes et aux étudiants au cours de l’été, notamment en doublant les bourses aux étudiants et le financement destinés aux nouvelles possibilités d’emploi, et ce, en adoptant des mesures supplémentaires qui allégeront le fardeau financier des étudiants et offriront aux jeunes davantage de possibilités d’acquérir de l’expérience de travail.

Augmenter le financement du programme Emplois été Canada

Cet investissement appuiera les employeurs en aidant à réduire les coûts de dotation et servira à prolonger d’un an les mesures d’assouplissement du programme instaurées en 2020-2021, y compris la possibilité d’embaucher des jeunes en dehors des mois d’été. Cet investissement augmentera également le soutien salarial maximal disponible, permettant aux employeurs de recevoir jusqu’à 100 % du salaire minimum pour chaque employé. Les employeurs pourront aussi embaucher plus facilement des travailleurs à temps partiel et adapter leurs projets et leurs activités professionnelles pour soutenir les services essentiels.

Stratégie emploi et compétences jeunesse  

Éliminer les intérêts sur les prêts étudiants canadiens et le prêt canadien aux apprentis

Préparer les Canadiens à de bons emplois
  Mesure Description Financement TOTAL de l’Énoncé en 2021-2022
Emplois et formation des populations vulnérables Programme de reconnaissance des titres de compétences étrangers Élargir les mesures de soutien existantes pour attirer de nouveaux arrivants qualifiés dans les secteurs en demande au Canada. Jusqu’à 15 000 nouveaux arrivants qualifiés en bénéficieraient. 15 M$
Formation pour les compétences et l’emploi destinée aux Autochtones Offrir une formation et un soutien aux jeunes, aux personnes autochtones, aux personnes autochtones handicapées, aux personnes vivant hors territoire et aux personnes autochtones vulnérables afin de les préparer à de bons emplois. Ce financement contribue également à améliorer les données sur le marché du travail et la prestation des services. 144,2 M$
Fonds d’intégration pour les personnes handicapées Appuyer les personnes handicapées en créant des milieux de travail inclusifs, en appuyant l’avancement professionnel et en appuyant davantage les activités existantes. 65 M$
Projet pilote sur la préparation à l’emploi des femmes Établir un nouveau programme pilote pour appuyer les femmes marginalisées en fournissant des mesures de soutien et une évaluation avant emploi et le perfectionnement des compétences. 50 M$ sur deux ans
  Stratégie emploi et compétences jeunesse Aider les Canadiens âgés de 15 à 30 ans en appuyant environ 43 500 stages sur deux ans, dont environ 17 500 sont de nouveaux stages. 575,3 M$ sur deux ans
Emplois d’été Canada Appuyer 120 000 stages pour les jeunes canadiens âgés de 15 à 30 ans en 2021-2022 et prolonger d’une année supplémentaire les assouplissements du programme instaurés en 2020-2021. 447,5 M$
Total du financement supplémentaire 1,3 G$ sur deux ans

3.3.1.7 Accélérer la large bande universelle

Égalité des genres et diversité au Canada

Cadre des résultats relatifs aux sexes

  • Éducation et perfectionnement des compétences

  • Participation à l’économie et prospérité

  • Réduction de la pauvreté, santé et bien être

En 2018, seulement 41 % des ménages ruraux avaient accès à Internet haute vitesse (vitesse de téléchargement de 50 mégabits par seconde et vitesse de téléversement de 10 mégabits par seconde), soit le niveau nécessaire pour tirer pleinement parti des possibilités offertes par l’Internet moderne, comparativement à 98 % des ménages urbains issus de moyennes et de grandes agglomérations. Dans les réserves des Premières Nations, seulement environ 31 % des ménages disposaient d’une vitesse de 50/10. La pandémie de la COVID-19 a amplifié la fracture numérique entre les villes et les campagnes et l’importance de l’accès Internet haute vitesse, peu importe où les Canadiens vivent et travaillent. De nombreux Canadiens vivant dans des régions rurales ont eu du mal à travailler à domicile, à poursuivre leurs études en ligne, à accéder aux services gouvernementaux et à maintenir des liens sociaux avec leurs proches, le tout en raison d’un accès Internet insuffisant.

La pandémie de la COVID-19 a poussé une grande partie de nos vies en ligne et a transformé notre façon de vivre, de travailler et d’apprendre. Les Canadiens dans de nombreuses communautés rurales et éloignées qui n’ont toujours pas accès à Internet à haute vitesse se heurtent à des obstacles à leur capacité d’être des participants égaux à l’économie.

Afin d’accélérer ses efforts visant à s’assurer que tous les Canadiens ont accès à Internet à haute vitesse, peu importe où ils vivent, le gouvernement s’engage à verser un financement supplémentaire de 750 millions de dollars sur cinq ans aux fins de grands projets à impact élevé. Au total, un financement de 1,75 milliard sera versé sur sept ans à compter de 2020-2021 dans le cadre du Fonds pour la large bande universelle. Ce niveau de financement vise à connecter 98 % des Canadiens d’ici 2026, en hausse par rapport à l’objectif initial de 95 % de cette année et de 100 % des Canadiens d’ici 2030.

Le Fonds pour la large bande universelle tire parti d’investissements supplémentaires dans la large bande par les entreprises de télécommunication et qui collabore en partenariat avec les provinces et les territoires, ainsi qu’avec les institutions fédérales sans lien de dépendance, comme la Banque de l’infrastructure du Canada et le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes.

3.3.1.8 Rémunération des agriculteurs assujettis à la gestion de l’offre

Le secteur agricole et agroalimentaire contribue grandement à l’économie du Canada, lequel est positionné pour une croissance forte et une augmentation des exportations au cours des prochaines années.

Le Canada est un pays commercial et le commerce est un élément important du plan du gouvernement visant à créer des emplois et à assurer la croissance pendant que le pays se rétablit à la suite de la récession causée par la pandémie. Dans le cadre des négociations sur les accords de libre-échange au cours des dernières années, le gouvernement du Canada a offert à ses partenaires commerciaux un accès accru au marché intérieur des produits laitiers, de la volaille et des œufs. Lors des négociations sur l’Accord Canada–États-Unis-Mexique (ACEUM), le gouvernement a défendu la gestion de l’offre contre les efforts américains pour le démanteler. Il demeure déterminé à travailler avec le secteur vers la voie d’une indemnisation complète et équitable pour l’ACEUM. Le Canada respecte son engagement à l’égard d’une indemnisation complète et équitable en vertu de l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne et de l’Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste. Pour respecter cet engagement, le gouvernement propose, dans le cadre de l’Énoncé économique de l’automne, d’indemniser plus de 14 000 producteurs canadiens de produits laitiers, de volailles et d’œufs assujettis à la gestion de l’offre :

3.3.1.9 Lutter contre le racisme systémique et bâtir des communautés

Au Canada, le racisme et la discrimination systémiques sont une réalité douloureuse que vivent les Canadiens noirs, les Canadiens racisés ainsi que les peuples autochtones. Les données indiquent que les Canadiens racisés ont connu plusieurs des pires répercussions sanitaires et économiques de la pandémie. Les événements mondiaux qui se sont déroulés durant la pandémie ont aussi mis en lumière les réalités du racisme, particulièrement le racisme anti-noir, qui persiste encore, notamment ici au Canada.

Dans le cadre du présent Énoncé économique de l’automne, le gouvernement du Canada réaffirme son engagement à lutter contre le racisme sous toutes ses formes, grâce à des investissements clairs et importants dans un certain nombre de domaines clés : possibilités économiques, représentation aux plus hauts échelons de la fonction publique et dans l’ensemble de celle-ci, diversité dans le monde des affaires au Canada, modernisation de la législation sur l’équité afin qu’elle soit véritablement inclusive, renforcement communautaire et mesures visant à lutter contre le racisme systémique dans le système de justice.

Les mesures annoncées dans le présent document reflètent le fervent plaidoyer et le travail acharné des leaders communautaires de partout au Canada.

Ensemble, ces mesures entameront le processus attendu depuis longtemps de mise en place de pratiques institutionnelles qui donnent la priorité à la lutte contre le racisme systémique. Elles s’appuient sur les investissements précédents et représentent les premières étapes du travail à faire pour s’assurer que les politiques fédérales servent adéquatement les personnes historiquement mal desservies, comme tous les Canadiens le méritent.

Les gouvernements servent les citoyens avant tout. Ils doivent être à l’écoute des gens et travailler directement avec eux afin de s’assurer qu’ils accomplissent le travail qu’ils ont entrepris. C’est pourquoi les hauts fonctionnaires du gouvernement du Canada travailleront directement avec les leaders communautaires pour s’assurer que ces programmes sont exécutés comme prévu.

Les programmes fédéraux sont offerts à tous les Canadiens, mais différents groupes n’y ont pas toujours accès de façon égale. Le soutien du gouvernement offert aux entreprises en raison de la COVID-19 fait également face à ce défi. Il n’est pas possible de prévenir les blessures économiques pendant la récession causée par la pandémie si toutes les entreprises canadiennes admissibles n’ont pas un accès universel aux programmes fédéraux. Il y aura encore plus de travail pour continuer à mobiliser et à aider les groupes sous-représentés et à s’assurer qu’ils ont recours aux mesures de soutien du gouvernement.

Toutes les entreprises doivent rester fortes pour assurer une reprise rapide et inclusive au profit de tous.

Possibilités économiques et diversité dans l’approvisionnement

La prospérité du Canada dépend de l’accès de tous les Canadiens à des outils économiques leur permettant de bâtir leur entreprise ainsi qu’aux marchés publics. 

Programme pour l’entrepreneuriat des communautés noires

La COVID-19 a mis en lumière et exacerbé les obstacles systémiques auxquels les entrepreneurs noirs et les propriétaires noirs de petites et moyennes entreprises au Canada font face. Le 9 septembre, le gouvernement, en partenariat avec les institutions financières canadiennes, a annoncé un investissement maximal de 221 millions de dollars – dont jusqu’à 93 millions de dollars du gouvernement du Canada au cours des quatre prochaines années – pour lancer le tout premier Programme pour l’entrepreneuriat des communautés noires. Ce programme aidera à garantir que les propriétaires d’entreprises et entrepreneurs noirs aient un accès équitable au soutien et aux possibilités.

Le programme aidera des milliers de propriétaires d’entreprises et d’entrepreneurs noirs partout au pays à se remettre de cette crise et à faire croître leurs entreprises. Le programme sera exécuté avec un maximum de 93 millions de dollars, y compris :

Diversité dans l’approvisionnement
Appuyer la diversité et l’équité en milieu de travail

Les obstacles et la discrimination systémiques en milieu de travail demeurent un défi auquel font face de nombreux Canadiens. Des approches proactives sont nécessaires pour s’attaquer aux obstacles et aider les milieux de travail à faire en sorte que tous les travailleurs y sont traités de façon égale, y compris aux plus hauts échelons de la direction

Bâtir des entreprises canadiennes à l’image du Canada

Dans le milieu des affaires canadien, les femmes, les Canadiens racisés, les Canadiens membres de la communauté LGBTQ2, les personnes handicapées et les personnes autochtones sont sous-représentés dans les postes d’influence. Le Défi 50-30 est un appel à l’action pour les entreprises dans l’ensemble du Canada afin d’accroître la représentation diversifiée au sein des conseils d’administration et des postes de la haute direction. Le Défi 50-30 demande aux organisations participantes de prendre deux engagements et de faire régulièrement rapport sur les progrès réalisés aux fins :

Renouveler notre engagement envers l’équité en matière d’emploi

La création de milieux de travail équitables, diversifiés et inclusifs contribuera à faire croître notre classe moyenne et à bâtir un pays où tous les Canadiens ont des chances réelles et égales de réussir. Même si des progrès ont été réalisés à l’égard des membres de ces groupes depuis l’adoption de la Loi sur l’équité en matière d’emploi en 1986, il reste encore beaucoup à faire et il ne faut pas permettre aux répercussions économiques de la COVID-19 à inverser les gains déjà réalisés. Parallèlement, la nature du travail évolue et la compréhension des Canadiens de la diversité et de l’inclusion a évolué.

Égalité des genres et diversité au Canada

Cadre des résultats relatifs aux sexes

  • Violence fondée sur le sexe et accès à la justice

Dans une enquête sur l’approche participative menée en août 2020, 28 % des participants ont déclaré avoir été victimes de discrimination ou d’avoir été traités injustement par d’autres pendant la pandémie. Les participants de diverses identités de genre étaient beaucoup plus susceptibles de signaler ces expériences (65 %), tout comme les personnes handicapées (48 %), les minorités visibles (48 %), les Autochtones (47 %), les minorités sexuelles (45 %) et les immigrants récents (41 %).

Centre pour la diversité dans la fonction publique fédérale
Accroître l’autonomie des communautés

Les communautés possèdent une expérience vécue et une expertise qui doivent être autonomisées dans les efforts collectifs de lutte contre le racisme et la discrimination.

Appuyer les initiatives dirigées par la communauté
Protéger les communautés à risque d’être victimes de crimes haineux
Le système de justice et la lutte contre les causes profondes de la criminalité

On trouve dans le système de justice pénale des problèmes systémiques qui ont entraîné la surreprésentation de certains groupes. Ces enjeux persistants méritent l’adoption de nouvelles approches ou d’approches établies et de faire preuve d’une plus grande responsabilisation. 

Évaluations de l’incidence de l’origine ethnique et culturelle sur la détermination de la peine
Appuyer les centres de justice communautaires

3.3.1.10 Faire croître l’économie au moyen de l’immigration

Le gouvernement du Canada s’est engagé à mettre en place un système d’immigration qui favorise la croissance économique et la diversité et qui contribue à bâtir des communautés dynamiques et inclusives. Les immigrants jouent un rôle important dans la croissance économique du Canada : ils ont contribué à la moitié de la croissance moyenne du PIB réel dans la période 2016-2019. Sans immigration, la population du Canada commencerait à baisser dans un peu plus de dix ans et la croissance du PIB réel ralentirait à environ 1 % par année.

Le Canada continuera d’accueillir les nouveaux arrivants qui ont les compétences dont l’économie canadienne a besoin pour croître. L’avantage du pays en matière d’immigration contribue à maintenir la compétitivité du Canada sur la scène mondiale.

Dans le Plan des niveaux d’immigration 2021-2023, le gouvernement a établi une voie pour l’augmentation responsable des objectifs d’immigration. L’immigration est un facteur important pour aider l’économie canadienne à se redresser, à stimuler la croissance future et à créer des emplois pour les Canadiens de la classe moyenne. Le Plan des niveaux d’immigration vise à poursuivre l’accueil d’immigrants à un taux d’environ 1 % de la population canadienne, y compris 401 000 résidents permanents en 2021, 411 000 en 2022 et 421 000 en 2023.

Pour parvenir à un niveau d’immigration plus élevé, il faudra moderniser le système qui soutient le traitement des demandes d’immigration et de futurs citoyens – le système mondial de gestion des cas – et faire la transition du système actuel fortement axé sur le papier à une plate-forme numérique. Le gouvernement a annoncé dans le Portrait économique et budgétaire le versement de 72,1 millions de dollars à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada pour amorcer ce travail, en stabilisant et en normalisant son infrastructure actuelle de technologie de l’information, en posant les bases d’une nouvelle plate-forme numérique et en soutenant un traitement plus efficace grâce à l’utilisation responsable des technologies axées sur les données. Ce système de traitement moderne contribuera au système d’immigration de calibre mondial du Canada en améliorant le service à la clientèle, l’efficacité opérationnelle et l’intégrité des programmes, en assurant un niveau de service plus élevé et une capacité interne accrue pour apporter les compétences et les talents des immigrants à nos communautés.

Appuyer les nouveaux arrivants qualifiés

La capacité à attirer des travailleurs talentueux de partout dans le monde est un élément essentiel du plan du gouvernement visant à aider à la croissance de l’économie et à soutenir la reprise de l’économie après la récession liée à la COVID-19.

Les nouveaux arrivants qualifiés sont essentiels à la croissance et à la relance économique du Canada, mais ils ne sont pas toujours en mesure de contribuer à leur plein potentiel. Parallèlement, la demande en professionnels dans des secteurs clés, comme la technologie de l’information (TI), augmente dans de nombreuses régions du Canada, ce qui entraîne une situation où il y a des travailleurs qualifiés sans emplois de qualité et des emplois de qualité sans travailleurs qualifiés. Ces difficultés sont exacerbées par le ralentissement économique actuel.

Le Programme de reconnaissance des titres de compétences étrangers aide à surmonter les obstacles particuliers auxquels doivent faire face les immigrants qualifiés, comme la durée et le coût de la reconnaissance des titres de compétence. Il a récemment élargi sa portée pour offrir un soutien direct à l’emploi.

3.3.1.1 Logement abordable

La COVID a exacerbé les problèmes actuels en matière d’abordabilité des logements et d’itinérance, et a attiré l’attention sur les risques pour la santé publique que représentent les logements de qualité inférieure et les logements surpeuplés. Sans une intervention urgente du gouvernement du Canada, la pandémie de la COVID-19 pourrait entraîner une augmentation considérable de l’itinérance. Le logement abordable est lui aussi essentiel à l’équité et à la croissance économique.

En 2017, le gouvernement s’est engagé à réduire l’itinérance chronique de 50 %. La Stratégie nationale sur le logement du gouvernement a déjà aidé plus d’un million de personnes à trouver un endroit sûr et abordable où se loger, notamment grâce à un nouveau soutien important aux Canadiens sans abri. Compte tenu de ces progrès, le gouvernement a promis, dans le discours du Trône, qu’il chercherait maintenant à éliminer l’itinérance chronique au Canada.

Le gouvernement verse un financement de 1 milliard de dollars dans le cadre de l’Initiative pour la création rapide de logements. Cette initiative est gérée par la Société canadienne d’hypothèques et de logement, et les fonds sont à la disposition des municipalités, des provinces et territoires, des organisations et des organes de gouvernance autochtones et des organismes à but non lucratif. Le financement servira à la construction de logements modulaires ainsi qu’à l’acquisition de terrains et à la conversion de bâtiments existants en des logements abordables.

Élargir l’lnitiative de financement de la construction de logements locatifs

Trouver un logement locatif abordable pose un défi au Canada. Pour relever ce défi, le gouvernement a lancé l’Initiative de financement de la construction de logements locatifs en 2017 en vue d’accorder des prêts à faible taux d’intérêt et une assurance hypothécaire pour appuyer la construction de logements construits expressément pour la location. Les emprunteurs doivent offrir des habitations qui sont accessibles, louées à des tarifs plus abordables et conformes aux normes d’efficacité énergétique et d’émissions de gaz à effet de serre. À ce jour, l’Initiative de financement de la construction de logements locatifs a appuyé la construction de plus de 10 000 logements construits expressément pour la location dans les grandes villes canadiennes.

L’Incitatif à l’achat d’une première propriété

Pour rendre l’accès à la propriété plus abordable, le gouvernement a lancé en septembre 2019 l’Incitatif à l’achat d’une première propriété, qui s’élève à 1,25 milliard de dollars, et qui permet aux acheteurs d’une première propriété admissibles de réduire leurs coûts d’emprunt en partageant le coût d’achat d’une maison avec le gouvernement.

Grâce à une mise de fonds minimale, cet élargissement ciblé portera le prix maximal de l’habitation pour les acheteurs d’une première habitation admissibles dans ces villes d’environ 505 000 $, selon les paramètres actuels du programme, à environ 722 000 $.

3.3.1.12 Rendre les communautés plus sécuritaires

Les Canadiens méritent de se sentir en sécurité dans leurs communautés. Le gouvernement propose d’investir dans diverses mesures destinées à appuyer la sécurité publique en fournissant des ressources aux organismes communautaires pour protéger les jeunes contre la violence et en encourageant la GRC à mieux rendre des comptes aux personnes qu’elle sert.

3.3.2 Une économie compétitive et verte

L’égalité des genres et la diversité au Canada

Cadre des résultats relatifs aux sexes

  • Réduction de la pauvreté, santé et bien-être

La pollution atmosphérique coûte aux Canadiens et à l’économie canadienne des milliards de dollars chaque année. Une partie de ce coût est la perte de main-d’œuvre d’employés qui doivent prendre congé pour se remettre de maladies liées à la pollution atmosphérique ou prendre soin de membres de leur famille, de jeunes ou d’aînés, qui se remettent de telles maladies. Alors qu’une plus grande part des responsabilités en matière de soins continue d’être assumée par les femmes, la valeur de cette perte de main-d’œuvre incombe probablement aux femmes. En outre, les coûts de mortalité et de morbidité liés à la pollution atmosphérique ne sont pas répartis de façon égale dans l’ensemble de la population. Les particules fines (PM2,5) et l’ozone troposphérique (O3) – des composantes du smog urbain – ont des répercussions particulièrement importantes sur la santé et le bien-être. Les personnes atteintes de maladies cardiaques ou pulmonaires, les enfants et les personnes âgées sont les plus susceptibles d’être exposées à un risque de maladie liée à la pollution atmosphérique. En 2012, les hommes et les femmes connaissaient une part similaire de décès dus à l’O3, mais les femmes connaissaient plus de décès dus aux PM2,5 que les hommes.

Une économie résiliente n’est pas seulement une économie plus inclusive, mais aussi une économie durable, compétitive et sensible à la demande mondiale.

Le gouvernement doit investir dans une action pour le climat significative, faute de quoi les coûts et les risques liés aux changements climatiques ne feront qu’augmenter pour tous les Canadiens. La COVID-19 a rappelé à tous l’importance d’une action précoce et soutenue pour faire face aux risques systémiques qui menacent le quotidien. 

Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques, nos vis-à-vis internationaux ont affecté environ 312 milliards de dollars américains aux mesures de soutien à la relance verte. Les économies du G7, comme la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, ont déjà annoncé des investissements considérables dans des mesures de transition vertes, y compris le financement d’améliorations énergétiques, la promotion de la mise au point de nouvelles technologies comme l’hydrogène, ainsi que l’infrastructure et les incitatifs liés aux véhicules électriques. Le Canada doit continuer d’investir pour s’assurer d’un avenir prospère et soutenir la compétitivité dans un paysage changeant et se positionner comme un acteur clé de l’économie mondiale de plus en plus verte.

L’égalité des genres et diversité au Canada

Cadre des résultats relatifs aux sexes

  • Réduction de la pauvreté, santé et bien-être

Un climat changeant peut entraîner des événements de chaleur plus longs et plus intenses qui peuvent être dangereux pour la santé des Canadiens. Par exemple, au cours d’événements de chaleur extrême, de nombreuses personnes succombent à des problèmes de santé sous-jacents, comme des maladies respiratoires et cardiovasculaires, tandis que certaines peuvent subir un coup de chaleur qui pourrait leur être fatal. D’après Santé Canada, même si la chaleur extrême peut mettre tout le monde à risque de contracter des maladies liées à la chaleur, les risques pour la santé sont les plus importants chez les groupes vulnérables à la chaleur, y compris les adultes âgés, les nourrissons et les jeunes enfants, les personnes atteintes de maladies chroniques ou de handicaps physiques, les personnes socialement défavorisées comme les personnes à faible revenu, les sans-abri et les personnes vivant seules, les nouveaux arrivants au Canada, les personnes qui font de l’exercice par grande chaleur et les personnes qui travaillent à l’extérieur, dont la plupart sont des hommes. Les femmes enceintes sont aussi exposées à de plus grands risques pendant les épisodes de chaleur extrême en raison de la probabilité accrue d’accouchement avant terme et d’accouchement d’un mort né. De plus, l’exposition aux températures élevées pendant le premier trimestre augmente le risque de certains types de cardiopathies congénitales. Selon la Base de données canadienne sur les catastrophes, sept événements de chaleur extrême ont été signalés au Canada entre 1900 et 2018 (1912, 1936, 1953, 1963, 1988, 2009 et 2018), ce qui a causé un peu plus de 1 750 décès. Plus récemment, en 2018, un épisode de chaleur extrême au Québec a tué 93 personnes.

Voilà pourquoi le gouvernement s’est engagé à faire de l’action pour le climat une priorité dans son plan de création d’un million d’emplois. Ce seront de bons emplois de la classe moyenne pour aujourd’hui et pour les décennies à venir, ce qui permettra de créer des possibilités pour la main-d’œuvre actuelle et à nos enfants et nos petits-enfants. Les Canadiens de toutes les régions doivent prendre part à cet effort collectif, et le gouvernement s’efforcera de rendre plus inclusives un grand nombre de ces industries traditionnellement dominées par les hommes.

Le Canada demeure fermement déterminé à atteindre et à dépasser ses objectifs de Paris et à atteindre la cible de zéro émission nette d’ici 2050. Le plan du gouvernement pour atteindre cet objectif sera publié sous peu. Les investissements prévus dans l’Énoncé économique de l’automne 2020 jetteront les bases d’une relance verte qui créera des possibilités pour tous les Canadiens.

3.3.2.1 Agir d’abord chez soi : Améliorations énergétiques résidentielles

Les bâtiments, y compris les maisons, sont responsables de 17 % des émissions de gaz à effet de serre du Canada. Ainsi, aider les Canadiens à rendre leurs maisons plus écoénergétiques peut appuyer les objectifs environnementaux du gouvernement tout en rendant les maisons plus confortables et plus abordables à entretenir.

De bons emplois de la classe moyenne seront créées dans les communautés. En 2018, le secteur de l’efficacité énergétique comptait plus de 436 000 emplois directs.

Le gouvernement reconnaît également que les propriétaires et les locateurs doivent pouvoir accéder à un financement simple et abordable pour effectuer des améliorations énergétiques approfondies dans les résidences. Au cours des prochains mois, le gouvernement présentera les détails d’un programme de prêts à faible coût qui intègre les vérifications et les subventions énergétiques disponibles et s’appuie sur elles et qui est facilement accessible aux Canadiens.

3.3.2.2 Infrastructure des véhicules zéro émission

Le gouvernement prend des mesures afin d’aider plus de Canadiens à choisir des véhicules zéro émission, ce qui aidera le Canada à passer à une économie à faibles émissions de carbone. Depuis 2016, le gouvernement a investi 226,4 millions de dollars pour construire de nouvelles infrastructures de recharge et de ravitaillement le long des autoroutes et dans les endroits où les gens vivent et travaillent. À ce jour, 433 bornes de recharge et de ravitaillement ont été construites et plus de 800 sont en construction.

3.3.2.3 Des solutions climatiques naturelles

Investir dans la nature, et la protéger, est l’une des actions pour le climat la plus abordable que les gouvernements peuvent entreprendre. Les forêts, les zones humides, les océans et plus encore absorbent et stockent d’énormes quantités de carbone, qui atténuent les impacts des changements climatiques et gardent l’air et l’eau propres. En fait, les solutions naturelles aux changements climatiques peuvent procurer près de 40 % des réductions d’émissions nécessaires d’ici à 2030, soit 30 % de plus que ce qui avait été estimé précédemment. Les espaces verts et bleus intacts offrent des possibilités récréatives qui améliorent la qualité de vie et font partie de la culture et de l’identité canadiennes.

Égalité des genres et diversité au Canada

Cadre des résultats relatifs aux sexes

  • Réduction de la pauvreté, santé et bien-être

Les changements climatiques ont une incidence disproportionnée sur les groupes vulnérables, comme les enfants, les aînés, les femmes et les personnes vivant hors réserve et dans le Nord, en raison des répercussions socioéconomiques sur la santé, le bien-être et les moyens de subsistance des communautés. Par exemple, en moyenne, les personnes qui vivent dans les réserves des Premières Nations sont 18 fois plus susceptibles que les personnes qui vivent hors réserve d’être évacuées en raison de catastrophes naturelles. Les solutions naturelles sont conçues pour aider à réduire ces répercussions sur la communauté.

3.3.2.4 Infrastructure du transport en commun

Le transport en commun offre aux Canadiens des moyens plus rapides, moins coûteux et plus propres pour se déplacer. De plus, il améliore la productivité de l’économie, réduit la congestion et la pollution, offre des options de navettage efficaces et abordables et améliore la qualité de vie. Investir dans le transport en commun facilite la croissance des économies locales et la mise en place de communautés plus vivables, dynamiques et inclusives.

Voilà pourquoi le gouvernement, dans le budget de 2017, avait annoncé des investissements sans précédent dans l’infrastructure du transport en commun dans le cadre du plan Investir dans le Canada.

L’égalité des genres et la diversité au Canada

Cadre des résultats relatifs aux sexes

  • Participation à l’économie et la prospérité

Les immigrants sont surreprésentés en tant qu’usagers du transport en commun. Selon le Recensement de 2016, les immigrants représentaient 24 % de tous les navetteurs, mais 40 % des navetteurs utilisant le transport en commun. Les immigrants récents représentaient 3 % de tous les navetteurs, mais 9 % des usagers du transport en commun. Les femmes immigrantes sont plus susceptibles d’utiliser le transport en commun que les hommes immigrants, représentant 60 % de tous les usagers immigrants du transport en commun, mais seulement 48 % des navetteurs immigrants. Les femmes non immigrantes sont également plus susceptibles d’utiliser le transport en commun que les hommes non immigrants.

Pour tirer parti de ces investissements, le gouvernement présentera ses prochaines étapes en matière de transport en commun, y compris son intention d’électrifier les réseaux de transport en commun partout au Canada et de fournir un financement permanent pour le transport en commun, en partenariat avec les provinces et les territoires.

Cet investissement permettra d’accélérer la transition du Canada vers une économie à faibles émissions de carbone, la croissance des économies locales et l’amélioration de la qualité de vie des Canadiens. 

3.3.2.5 Interconnexions stratégiques

Le Canada possède d’immenses ressources énergétiques propres, mais de nombreuses régions du pays dépendent encore de l’énergie au charbon. L’approvisionnement en énergie propre pour un plus grand nombre de communautés demeure un défi, car les modèles de financement traditionnels font en sorte qu’il soit difficile pour les fournisseurs d’électricité de réaliser des projets de transmission à grande échelle tout en maintenant des tarifs abordables pour les clients.

Afin d’offrir de l’énergie propre à un plus grand nombre de Canadiens et d’accélérer le plan du Canada visant à éliminer progressivement le charbon, le gouvernement s’est engagé à collaborer avec les provinces et les territoires pour aider à construire une nouvelle infrastructure de transmission d’électricité avec le soutien de la Banque de l’infrastructure du Canada (BIC). Dans le cadre de son plan de croissance de 10 milliards de dollars, la BIC a affecté 2,5 milliards de dollars à l’énergie propre et collabore actuellement avec des partenaires provinciaux et régionaux pour relier les Canadiens à l’électricité propre partout au Canada par l’intermédiaire de la boucle de l’Atlantique et d’autres projets régionaux.

Le plan de croissance de la Banque de l’infrastructure du Canada

En octobre 2020, la Banque de l’infrastructure du Canada (BIC) a annoncé un plan de croissance de 10 milliards de dollars pour investir dans l’infrastructure qui créera de bons emplois pour les Canadiens, qui renforcera les communautés et qui rendra l’économie plus durable et plus résiliente pour tous. Au cours des trois prochaines années, la BIC travaillera en partenariat avec les partenaires provinciaux, territoriaux et municipaux et les communautés autochtones, et elle tirera parti du secteur privé, afin de bâtir l’infrastructure partout au Canada.

  • 2,5 milliards de dollars pour l’énergie propre afin d’appuyer la production et le stockage d’énergie renouvelable et de transmettre de l’électricité propre entre les provinces, les territoires et les régions, y compris aux communautés nordiques et autochtones;
  • 2 milliards pour connecter environ 750 000 foyers et petites entreprises à la large bande dans les communautés mal desservies;
  • 2 milliards pour investir dans des réaménagements à grande échelle de bâtiments;
  • 1,5 milliard pour des projets d’irrigation agricole;
  • 1,5 milliard pour accélérer l’adoption d’autobus zéro émission et de l’infrastructure de recharge connexe.
Afin d’accélérer la réalisation des projets dans lesquels la BIC a l’intention d’investir, le plan affectera également 500 millions de dollars à l’élaboration de projets et aux premiers travaux de construction.

3.3.2.6 Finance durable

La mobilisation de capitaux du secteur privé est essentielle au financement de la transition vers une économie à faibles émissions de carbone. Partout dans le monde, les institutions et les investisseurs tiennent de plus en plus compte des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance dans leurs décisions d’affaires et d’investissement, en plus d’évaluer les risques liés aux changements climatiques et les possibilités d’action pour le climat qu’offrent leurs actifs et leurs portefeuilles. Le développement d’une finance durable au Canada favorisera une croissance durable et la stabilité à long terme du système financier canadien face aux changements climatiques. La finance durable créera également de nouvelles possibilités pour les entreprises et les investisseurs canadiens.

Le gouvernement s’est engagé à verser 7,3 millions de dollars sur trois ans au ministère des Finances Canada et à Environnement et Changement climatique Canada afin de mettre sur pied un conseil d’action public-privé en matière de finance durable qui aura comme objectif de créer un marché du financement durable qui fonctionnera bien au Canada.

Le conseil d’action formulera des recommandations sur l’infrastructure de marché essentielle nécessaire pour attirer et accroître la finance durable au Canada, y compris l’amélioration des communications sur le climat, l’accès à des données utiles sur la durabilité et les risques climatiques, et l’élaboration de normes à respecter pour qu’un investissement soit jugé durable. Le gouvernement lancera le conseil d’action au début de 2021.

3.3.2.7 Construire la fondation d’un avenir de zéro émission nette de carbone

Atteindre des émissions nettes de zéro d’ici 2050 est un projet pancanadien visant à transformer notre économie, et c’est un engagement pour lequel le Canada se joint à plus de 120 autres pays. Il est donc essentiel pour le Canada de maintenir sa compétitivité et sa capacité de créer et de maintenir de bons emplois pour la classe moyenne dans tous les secteurs de l’économie.

Le 19 novembre 2020, le gouvernement a respecté son engagement de légiférer sur l’objectif du Canada d’atteindre la cible de zéro émission nette de gaz à effet de serre d’ici 2050 en présentant au Parlement le projet de loi C-12, la Loi canadienne sur la responsabilité en matière de carboneutralité. Cette loi lierait juridiquement le gouvernement à un processus visant à atteindre la cible de zéro émission nette d’ici 2050, en plus d’exiger la ministre des Finances de rendre compte chaque année des mesures clés prises par le gouvernement fédéral, notamment les sociétés d’État, pour gérer les risques financiers et les possibilités en matière de changements climatiques.

Pour atteindre cette cible, une intervention continue, urgente, systémique et soutenue de la part de tous les ordres de gouvernement, du secteur financier, des entreprises, des communautés et des Canadiens est requise. Il faut unifier les efforts partout au pays afin de bâtir un avenir meilleur et plus propre pour tous les Canadiens. Le gouvernement doit garantir des investissements à long terme pour créer des emplois à long terme, et les investisseurs et les consommateurs soutiennent de plus en plus des projets à faible émission de carbone et résilients au climat.

Les Canadiens regorgent de nouvelles idées novatrices qui mèneront à la mise au point et au déploiement de nouvelles technologies propres importantes. Plus particulièrement, les Canadiens peuvent diriger la conception et le déploiement de nouvelles technologies à zéro émission. Cela inclut les technologies de chauffage et de production d’électricité sans carbone. À la suite de la feuille de route pour les petits réacteurs modulaires (PRM) publiée en 2018, le gouvernement a l’intention de lancer un plan d’action pour les PRM d’ici la fin de 2020 afin de définir les prochaines étapes pour concevoir et déployer cette technologie. Le gouvernement a l’intention de collaborer avec les parties intéressées, y compris le Nouveau-Brunswick, l’Ontario, l’Alberta et la Saskatchewan, pour faire progresser cet important travail. Le plan climatique à venir du gouvernement mettra en lumière d’autres travaux et investissements dans des domaines comme les énergies renouvelables, les carburants propres et l’hydrogène.

Les entreprises canadiennes sont confrontées à des difficultés lorsqu’il s’agit d’étendre leurs activités. Souvent, elles n’ont pas accès au bon financement lorsqu’elles en ont besoin. Une action ciblée du gouvernement visant à mobiliser des capitaux privés permettra aux entreprises canadiennes de mieux se positionner pour mettre leurs technologies sur le marché, ce qui permettrait de libérer le potentiel économique et environnemental du marché mondial des technologies propres en pleine croissance.

3.3.2.8 Ajustements à la frontière pour le carbone

Le gouvernement s’est engagé à faire en sorte que la transition du Canada vers une économie à faibles émissions de carbone soit réalisée d’une manière équitable et prévisible pour les entreprises et qu’elle appuie la compétitivité internationale du Canada. À cette fin, le gouvernement étudie le potentiel d’ajustements à la frontière pour le carbone. Il discutera du dossier avec ses partenaires internationaux. Les ajustements à la frontière pour le carbone visent à uniformiser les règles du jeu entre les pays en ce qui concerne la tarification du carbone : ils proposent d’établir des frais pour le carbone sur les importations en provenance de pays qui n’ont pas de tarification du carbone afin que ces produits soient exposés aux mêmes coûts que ceux fournis par les producteurs nationaux qui paient un prix pour la pollution causée par le carbone.

Le gouvernement travaillera avec des économies aux vues similaires, y compris l’Union européenne et nos partenaires nord-américains, pour examiner comment cette approche pourrait s’inscrire dans une stratégie plus large destinée à atteindre les cibles climatiques tout en assurant un environnement équitable pour les entreprises.

3.3.3 Réconciliation

En 2015, le gouvernement du Canada a promis une nouvelle relation avec les peuples autochtones en vue d’assurer une meilleure qualité de vie aux familles et aux communautés. En rebâtissant un Canada meilleur et plus inclusif, il faudra entre autres bâtir des communautés autochtones plus fortes qui ont accès à l’eau potable et à l’infrastructure communautaire. Des communautés en santé sont des communautés prospères. Voilà pourquoi le gouvernement du Canada continuera de s’acheminer vers une approche élaborée conjointement et fondée sur les distinctions pour améliorer les résultats en matière de santé et de bien-être des peuples autochtones. Bâtir un avenir meilleur signifie aussi reconnaître le passé, y compris les séquelles de la colonisation. Le gouvernement du Canada maintient notre engagement d’emprunter la voie de la réconciliation. Il travaillera avec les Premières Nations, les Métis et les Inuits ainsi que tous les Canadiens, à mettre fin à la tragédie nationale de la violence faite aux femmes, aux filles, aux personnes LGBTQ2 et aux personnes bispirituelles autochtones.

3.3.3.1 Soutenir l’infrastructure dans les communautés autochtones

L’infrastructure des communautés autochtones présente un écart considérable par rapport à celle des communautés non autochtones au Canada. Cela peut avoir une incidence sur la qualité de vie globale, élargir les écarts socioéconomiques et réduire la participation des personnes autochtones à l’économie. Pour continuer à bâtir ensemble des communautés fortes, le gouvernement propose d’investir :

3.3.3.2 Soutenir la santé et le bien-être dans les communautés autochtones

Cadre des résultats relatifs aux sexes

Égalité des genres et diversité au Canada

  • Réduction de la pauvreté, santé et bien-être

Comparativement aux hommes autochtones, les femmes autochtones présentent un risque plus élevé d’infection par la COVID-19 en raison de conditions préexistantes et sont plus susceptibles de dispenser des soins. Selon la phase 3 de l’Enquête régionale sur la santé des Premières Nations, avec des données recueillies entre mars 2015 et décembre 2016, chez les adultes des Premières Nations, un pourcentage plus élevé de femmes (47 %) que d’hommes (36 %) ont déclaré avoir au moins deux problèmes de santé chroniques, ce qui peut indiquer que les femmes autochtones sont plus à risque d’avoir besoin de soins médicaux et personnels de longue durée. Les femmes constituent également la grande majorité des préposés aux soins et aux services de soutien personnel. À titre d’exemple, selon le recensement de 2016, 93 % des infirmiers autorisés autochtones étaient des femmes.

La pandémie de COVID-19 a mis en lumière à quel point l’accès aux soins de santé est essentiel à la sécurité et à la prospérité économique à long terme. Aujourd’hui plus que jamais, le gouvernement est déterminé à faire d’une réalité, pour les peuples autochtones, des soins de santé de haute qualité conçus pour répondre aux besoins uniques des communautés autochtones.

3.3.3.3 Centres de traitement du mercure

Depuis les années 1960, les communautés des Premières nations d’Asubpeeschoseewagong (Grassy Narrows) et de Wabaseemoong ont souffert des effets physiques et mentaux de l’empoisonnement au mercure en raison de la contamination du réseau fluvial de la rivière English-Wabigoon. Les résidents affichent des taux plus élevés de problèmes de santé chroniques liés à l’exposition au mercure et les programmes et les services actuellement offerts dans les communautés ne répondent pas à leurs besoins particuliers en matière de soins de santé. Les membres des communautés sont souvent tenus de se rendre dans les centres urbains pour des séjours prolongés afin de recevoir un traitement spécialisé ou d’accéder à des soins de longue durée.

3.3.3.4 Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées

L’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées a mis au jour les effets durables de la colonisation, de la discrimination et de la stigmatisation. Grâce aux voix courageuses et aux efforts inlassables des survivants, des êtres chers, des gardiens de la vérité et des organismes de défense des droits, le Rapport final de l’Enquête nationale et ses 231 appels à la justice fournissent une feuille de route pour aller au-delà d’un héritage de silence et d’inaction et mettre fin à la violence systémique et à la discrimination contre les femmes, les filles, les personnes LGBTQ2 et les personnes bispirituelles autochtones.

Cadre des résultats relatifs aux genres

Égalité des genres et diversité au Canada

  • Violence fondée sur le sexe et accès à la justice

Les femmes au Canada sont plus susceptibles que les hommes de subir de la violence fondée sur le sexe, une réalité qui a été aggravée par les restrictions de la pandémie. Selon les données de 2018 rapportées par les services policiers, les femmes représentaient près de 8 victimes sur 10 de violence conjugale. Certaines populations sont plus susceptibles d’être victimes de violence fondée sur le sexe, comme les femmes autochtones (qui vivent dans les réserves et à l’extérieur de celles-ci), les immigrants et les nouveaux arrivants, les femmes handicapées, les femmes qui habitent dans des communautés rurales et éloignées, les membres de la communauté LGBTQ2.

Par exemple, les données autodéclarées de l’Enquête sociale générale de 2014 (ESG) montrent que les femmes autochtones étaient trois fois plus susceptibles d’avoir subi de la violence conjugale que les femmes non autochtones. De plus, d’après l’Enquête de 2018 sur la sécurité dans les espaces publics et privés, les femmes autochtones vivant dans les provinces étaient plus susceptibles que les femmes non autochtones de déclarer avoir été victimes de violence depuis l’âge de 15 ans (55 % contre 38 %, respectivement).

Toutefois, la guérison et la réconciliation nécessitent la prise de mesures. De concert avec les familles et les survivantes, les partenaires provinciaux, territoriaux et autochtones, le gouvernement travaille à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un plan d’action national fondé sur les distinctions, de pertinence régionale et responsable. Le gouvernement investit par ailleurs pour rendre les communautés plus sécuritaires pour les femmes et les enfants autochtones et pour lutter contre la discrimination systémique à l’égard des peuples autochtones. Les premières mesures comprennent l’élargissement du soutien essentiel aux familles et aux survivants, le soutien de la campagne Moose Hide, le renouvellement de l’Initiative en matière de planification de la sécurité des communautés autochtones, le soutien à la construction et à l’exploitation de nouveaux refuges dans les communautés autochtones ainsi que l’exécution de la Loi sur les langues autochtones et de la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis.

Dans la foulée de ces investissements, le gouvernement propose d’investir 781,5 millions de dollars de plus sur cinq ans à compter de 2021-2022, et 106,3 millions de dollars par la suite, pour lutter contre la discrimination systémique à l’égard des peuples autochtones et élargir les efforts de lutte contre la violence faite aux femmes, aux filles, aux personnes membres de la communauté LGBTQ2 et aux personnes bispirituelles autochtones. Cette somme comprend les montants suivants :

Chapitre 3
Rebâtir en mieux
(M$)
  2020–
2021
2021–
2022
2022–
2023
2023–
2024
2024–
2025
2025–
2026
Total Comprise ou annoncée :
3.3.1 Une relance inclusive 1 840 4 185 569 529 576 520 8 219  
- Investir dans la formation et les compétences
Investissements dans les ententes sur le développement de la main-d’œuvre avec les provinces et les territoires  Le profil est compris dans le tableau sommaire à la fin du chapitre 2. 
Soutien à la formation pour les populations vulnérables - 224 35 - - - 259 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
3.3.1.2 Un plan d’action pour les femmes dans l’économie 
Plan d’action pour les femmes dans l’économie 0,3 0,6 - - - - 0,9 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
3.3.1.3 Vers un système pancanadien d’apprentissage et de garde de jeunes enfants - 509 18 20 19 19 585  
Secrétariat fédéral sur l’apprentissage et la garde des jeunes enfants - 2 4 5 4 4 20 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
Soutenir le Secrétariat autochtone d’apprentissage et de garde des jeunes enfants et renforcer les capacités de gouvernance autochtone - 12 14 15 15 15 70 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
Appuyer la population active d’éducateurs de la petite enfance - 420 - - - - 420 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
Améliorer la qualité et l’accessibilité des programmes de garde d’enfants autochtones - 75 - - - - 75 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
3.3.1.4 Soutien immédiat aux familles ayant des enfants 
Soutien immédiat aux familles ayant des enfants 580 1 775 - - - - 2 355 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
3.3.1.6 Créer des occasions pour les jeunes - 1 284 58 - - - 1 342  
Augmenter le financement du programme Emplois été Canada - 448 - - - - 448 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
Stratégie emploi et compétences jeunesse - 516 60 - - - 575 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
Éliminer les intérêts sur les prêts d’études canadiens (net) - 321 -2 - - - 319 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
3.3.1.7 Accélérer la large bande universelle 
Fonds pour la large bande universelle : accélération et montant complémentaire 58 154 165 248 333 263 1 221 Mesure stratégique annoncée depuis le Portrait de juillet 2020
3.3.1.8 Indemnisation pour les agriculteurs assujettis à la gestion de l’offre 1 197 -102 -108 -115 -120 -118 635  
Indemnisation pour les producteurs de produits laitiers, de volaille et d’œufs assujettis à la gestion de l’offre 1 405 109 105 102 102 102 1 925 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
Moins : Fonds prévus dans des budgets ou des Énoncés antérieurs -208 -210 -214 -217 -222 -220 -1 290
3.3.1.9 Lutter contre le racisme systémique et bâtir des communautés 4 55 53 24 14 14 164  
Programme pour l’entrepreneuriat des communautés noires   Le profil est compris dans le tableau sommaire à la fin du chapitre 2.   
Bâtir un Canada des affaires qui ressemble au Canada - 13 10 10 - - 33 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
Groupe de travail sur la modernisation de la Loi sur l’équité en matière d’emploi - 7 - - - - 7 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
Expansion du programme Possibilités en milieu de travail et éliminer les obstacles à l’équité - - 4 4 4 4 14 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
Centre pour la diversité dans la fonction publique fédérale 4 4 4 - - - 12 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
Appuyer les initiatives dirigées par la communauté qui luttent contre le racisme et favorisent le multiculturalisme - 25 25 - - - 50 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
Protéger les communautés à risque d’être victimes de crimes haineux - 3 3 3 3 3 13 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
Évaluations de l’incidence de l’origine ethnique et culturelle sur la détermination de la peine - 1 1 1 2 2 7 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
Appuyer les centres de justice communautaires - 4 7 6 6 6 29 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
3.3.1.10 Faire croître l’économie au moyen de l’immigration - 188 170 143 131 132 765  
Plan des niveaux d’immigration 2021-2023 - 173 170 143 131 132 750 Mesure stratégique annoncée depuis le Portrait de juillet 2020
Appuyer les nouveaux arrivants qualifiés ­– Programme de reconnaissance des titres de compétences étrangers - 15 - - - - 15 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
3.3.1.11 Logement abordable - 44 69 100 118 128 458  
Initiative de logement rapide Le profil est compris dans le tableau sommaire à la fin du chapitre 2.
Élargir l’lnitiative de financement de la construction de logements locatifs - 44 69 100 118 128 458 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
Élargissement de l’Incitatif à l’achat d’une première propriété - - - - - - - Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
3.3.1.12 Rendre les communautés plus sécuritaires - 53 109 109 82 82 434  
Prévention de la violence liée aux gangs - 15 59 59 59 59 250 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
Munir les agents de la GRC de caméras d’intervention (brut) - 38 50 50 50 50 239 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
Moins : coûts recouvrés - - - - -27 -27 -54  
3.3.2 Une économie compétitive et verte 174 685 782 1 265 1 260 569 4 735  
Rénovations énergétiques résidentielles 122 299 453 818 817 110 2 619 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
Infrastructure des véhicules zéro émission - 20 65 65 - - 150 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
Paiement complémentaire au titre du programme Incitatifs pour l’achat de véhicules zéro émission 54 232 - - 1 - 287 Mesure annoncée depuis le Portrait de juillet 2020
Solutions pour le climat axées sur la nature : Planter deux milliards d’arbres  - 71 209 301 357 372 1 309 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
Solutions pour le climat axées sur la nature : Écosystèmes de Climate Smart - 38 55 79 85 87 344 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
Soutien pour les plantations commerciales d’arbres en 2020 et 2021   Le profil est compris dans le tableau sommaire à la fin du chapitre 2. 
Interconnexions stratégiques - 25 - - - - 25 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
Finances durables - 2 2 2 - - 7 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
Moins : Fonds indiqués dans le Portait de 2020 -2 -2 -2 - - - -7  
3.3.4 Réconciliation 391 826 267 368 385 267 2 503  
Appuyer l’infrastructure pour l’eau potable et les eaux usées dans les communautés des Premières Nations   365 731 84 86 100 114 1 479 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
Soutenir l’infrastructure dans les communautés autochtones 26 198 229 239 230 253 1 175 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
Moins : Financement issu des ressources existantes   -198 -229 -239 -230 -253 -1 149  
Élaboration conjointe d’une loi sur la santé fondée sur les distinctions - 13 3 - - - 16 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
Centres de traitement du mercure - 28 32 70 70 - 200 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
Appuyer un plan d’action national pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes, des filles, des personnes LGBTQ et bispirituelles autochtones - 54 148 212 215 152 782 Nouveauté dans l’Énoncé économique de l’automne
Total -
Mesures stratégiques prises depuis le Portrait économique et budgétaire 2020 58 327 336 391 464 395 1 972  
Nouveaux investissements dans le chapitre 3 2 346 5 370 1 282 1 770 1 757 960 13 485  
Chapitre 3 – Incidence budgétaire nette 2 405 5 697 1 618 2 162 2 221 1 356 15 457  
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